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Dossier

Valérie Pécresse

Présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, en passant "si nécessaire" par une primaire de la droite. Elle a quitté son parti Les Républicains en juin 2019 et fondé "Soyons libres", mouvement politique qui devient alors un parti. A l'approche du congrès d'investiture LR pour l'élection présidentielle, organisé le 4 décembre 2021, la présidente de région annonce qu'elle reprendra sa carte d'adhésion au parti. Elle l'emporte face à Eric Ciotti au deuxième tour de ce vote interne à l'issue duquel elle est désignée candidate. Elle fait alors un bond dans les sondages. Formée à l'ENA, d'abord conseillère auprès de Jacques Chirac, puis députée UMP des Yvelines (de 2012 à 2016), Valérie Pécresse devient ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2007, suite à la victoire de Nicolas Sarkozy. Elle fait voter la loi "LRU" sur l'autonomie des universités et entreprend une réforme du statut des enseignants-chercheurs, à l'origine de mouvements de protestation. En juin 2011, elle quitte le ministère pour devenir porte-parole du gouvernement et ministre du Budget. En 2009, elle est la candidate UMP à l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, mais sa liste est devancée par celle de Jean-Paul Huchon (PS). Elle devient donc conseillère régionale mais conserve ses fonctions ministérielles jusqu'en 2012. En 2012 et 2013, Valérie Pécresse participe aux manifestations contre le projet de loi du "Mariage pour tous". Elue présidente du conseil régional d'Île-de-France en 2015, elle nomme en 2016 une opposante au mariage homosexuel à la commission "famille et action sociale". Valérie Pécresse est réélue présidente de région en 2020. Candidate à l'investiture pour l'élection présidentielle, elle dit avoir changé d'avis et ne souhaite plus "démarier" les couples homosexuels. Sur l'immigration, Valérie Pécresse dit vouloir "remettre de l'ordre" en expulsant les clandestins et en limitant le droit aux allocations. Sur les questions économiques, elle se dit "la plus libérale des candidats à droite" : retraite à 65 ans, réduction des dépenses publiques, dégressivité des allocations chômage, réduction des impôts et des cotisations sociales.

La candidate des Républicains entend par cette mesure "supprime(r) les droits de succession pour 95 % des Français".