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Revivez la folle journée de la bataille pour la présidence de l'UMP

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La Cocoe de l'UMP a statué : Jean-François Copé est le nouveau président. Il a été élu avec un écart de seulement 98 voix.

Le vote des adhérents a désigné le nouveau président à l'UMP : Jean-François Copé. L'élection très serrée a tourné à la foire d'empoigne dimanche. Avant la validation officielle des résultats par la commission chargée de valider le scrutin (la Cocoe), Jean-François Copé et François Fillon ont chacun revendiqué la victoire.

23h30 - François Fillon a déclaré qu'il "aurait pu contester le scrutin" et qu'il prend acte de la "fracture politique et morale" qui frappe sa famille politique. Une fracture qu'il s'est aussitôt engagé à dépasser. "Je prends acte du résultat, j'aurais préféré m'en satisfaire (...) Au-delà des nombreuses irrégularités de ce scrutin que j'aurais pu contester, ce qui me frappe est que la fracture qui traverse notre camp politique est désormais manifeste, à la fois politique et morale", a-t-il déclaré à la presse depuis son siège de campagne parisien.

23h09 - Invité de BFMTV Eric Woerth, soutien de François Fillon, a déclaré qu'il aurait préféré "que l'on recompte" et que les résultats "soient annoncés demain" (mardi).
22h45 - Jean-François Copé tient son discours de victoire et entend rassembler "une droite décomplexée". Il a annoncé qu'il avait téléphoné à son rival François Fillon pour l'inviter à le "rejoindre" au sein de l'UMP et travailler ensemble car "nos adversaires sont à gauche". "Mes mains et mes bras sont grand ouverts (...) Je n'ai ni amertume ni rancoeur. Ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise", a déclaré le député-maire de Meaux.

22h39 - La Cocoe annonce la victoire de Jean-François Copé avec 50,03% des suffrages. L'écart avec François Fillon est de 98 voix. Jean-François Copé a recueilli 87.388 voix contre 87.290 voix à François Fillon, a annoncé le président de la Cocoe, Patrice Gélard, à l'issue de 24 heures d'extrême tension entre les deux camps, qui avaient chacun revendiqué la victoire avec une avance de quelques centaines de voix sur environ 175.000 suffrages d'adhérents UMP exprimés, soit un écart très faible.

22h20 - François Fillon devrait faire une déclaration dans moins d'une demi-heure. François Fillon s'exprimerait donc avant même que la Cocoe ne s'exprime.
22h15 - Vers un recomptage ? L'équipe de François Fillon déclare que si les résultats en restent là (ils semblent donner un léger avantage à Jean-François Copé), un recomptage pourrait être demandé pour les départements litigieux. François Fillon ne "lâche donc rien" à son compétiteur.

22h05 - François Fillon est de retour à son QG de campagne. Selon la journaliste de BFMTV présente sur place, les visages du staff de l'ancien Premier ministre sont fermés. Une attitude qui contraste avec la déclaration de Roger Karouchi qui avait déclaré que Jean-François Copé était de "bonne humeur".
21h10 - Résultats vers "23h30, minuit". Sur BFMTV, Roger Karoutchi, directeur de campagne de Jean-François Copé, a confié que les résultats ne seront certainement pas connus avant "23h30, minuit au mieux".

La Cocoe est en train de délibérer sur les départements qui ne posent pas problème puis elle passera aux trois - le Nord, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes - qui suscitent des interrogations des deux camps. Soit deux délibérations consécutives.

Damien Fleurot, envoyé spécial de BFMTV au siège de l'UMP, n'exclut pas qu'à la fin des délibérations le perdant refuse de reconnaître sa défaite. Ce qui pourrait augmenter la durée des débats même si les recours ne sont pas suspensifs.

21h - Le site Internet Atlantico annonce une victoire de Jean-François Copé avec 491 voix d'avance et fait état d'appels du pied d'Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, pour un ralliement rapide.

20h50 - Jean-François Copé remporterait la présidence de l'UMP par 150 à 700 voix d'avance, selon des informations rapportées par Ruth Elkrief sur BFMTV.

20h45 - La commission interne (Cocoe) se réunit pour délibérer, en vue de proclamer un vainqueur, au terme d'une longue journée de recomptage. Personne dans les deux camps ne sait combien de temps pourrait durer cette réunion.

En fin de journée, il restait à la commission trois grosses fédérations à analyser : celle des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Nord.

20h35 - Jean-François Copé semble confiant, d'après nos informations. Pendant ce temps-là, la Cocoe travaille toujours, armée de plateaux repas.

20h25 - Des blocages de la part du camp Fillon ? C'est ce qu'a sous-entendu Luc Chatel, soutien de Jean-François Copé, sur BFMTV : "Il y a un moment où il faut savoir arrêter les blocages. Nos militants nous regardent, ils se sont beaucoup mobilisés, il y a un moment où il faut laisser la Cocoe travailler et publier ses résultats."

"Il y a des recomptages systématiques. Ce que j'observe, c'est qu'il n'y a pas d'écart avec les résultats centralisés dimanche soir à l'UMP et qui donnent une légère avance à Jean-François Copé", a-t-il précisé.

20h20 - Informations contradictoires. Selon Canal +, les résultats seraient imminents, et en faveur de Jean-François Copé. De son côté, Luc Chatel annonce "des résultats tardifs".

20h05 - Retour sur les déclarations de François Bayrou. Le président du Modem était l'invité de Ruth Elkrief. Il est revenu sur la cacophonie qui règne à l'UMP.

19h49 - Les candidats prennent des avocats. François Sureau, avocat, spécialiste dans le contentieux électoral défendra François Fillon. C'est maître Szpiner qui s'occupera du clan Copé.

19h41 - "Au moment où je vous parle [19h03, ndlr] François Fillon est en avance", a affirmé Christian Estrosi au micro de BFMTV. Soutien de François Fillon, il a toutefois reconnu que la Cocoe n'a toujours pas donné de résultats officiels. "Nous accepterons la décision de la Cocoe mais s'il y a des litiges, nous pourrons déposer un recours", a-t-il conclu.

19h33 - Jean-François Copé a quitté son siège de l'UMP, selon Pauline de Saint Rémy pour BFMTV.

19h32 - Luc Chatel annonce "une dizaine de voix d'avance" pour Jean-François Copé.

19h28 - François Fillon attend les résultats avec "sang-froid", annonce l'envoyée spéciale de BFMTV Julie Guillot.

19h22 - François Bayrou dénonce "une double fracture" entre le PS et l'UMP, alors que la France traverse une crise grave. "Je pense que la politique consiste à construire avec les autres. En France, il n'y a pas de débat de fond, juste un affrontement de camps", a-t-il déploré.

19h05 - Frank Riester est sûr de lui. "Je suis sûr que Jean-François Copé va gagner, il n'y a pas de suspense mais attendons la validation de la Cocoe", a-t-il affirmé.

18h54 - Alain Juppé, prêt à "apporter sa contribution". "Si pendant une période de quelques semaines il faut réunir un certain nombre de personnes ayant pris du recul pendant cette campagne, je le ferais, avec des gens comme Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire", a-t-il proposé sur Europe 1.

18h35 - La soirée mouvementée de dimanche a fait le bonheur des réseaux sociaux. Blagues, gifs, détournements... BFMTV.com a sélectionné le meilleur.
>> Présidence UMP : blagues en rafale sur les réseaux sociaux

17h15 - A Saint-Raphaël, la file d'attente filmée par un Témoin BFMTV. Le scrutin de dimanche a été souvent critiqué. Après avoir lui-même fait la queue pour voter, François Fillon avait émis des réserves sur l'organisation de l'élection. Un Témoin BFMTV a filmé la file d'attente pour voter dans un bureau de Saint-Raphaël, dans le Var. Une vidéo à retrouver en cliquant ici.

16h42 - "Ce n'est pas le moment pour Nicolas Sarkozy de revenir dans l'arène". C'est ce qu'a déclaré Claude Guéant sur BFMTV. "Je souhaite qu'un jour Nicolas Sarkozy revienne dans la vie politique", a toutefois reconnu l'ex-ministre de l'Intérieur.
>> Guéant : "Pas le moment pour Sarkozy de revenir dans l'arène"

A propos de la confusion qui règne au sujet des résultats, Claude Guéant a préconisé "d'attendre que la Commission rende son verdict". "J'ai toujours dit que le résultat serait serré", a-t-il ajouté.

16h35 - Une co-présidence pour l'UMP ? L'idée vient du président de la fédération UMP du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle. Constatant dans son propre département un scrutin "beaucoup plus serré que certains ne le pronostiquaient", il estime dans un communiqué que le résultat "montre qu'il y a au sein de l'UMP, deux sensibilités qu'il faut maintenant rassembler".

"L'UMP n'a de sens que parce qu'elle réunit à la fois une droite décomplexée pour reprendre les termes de Jean-François Copé et une droite plus modérée à l'image du Gaullisme social incarné par François Fillon", explique Daniel Fasquelle, également député-maire du Touquet.

16h20 - Eric Ciotti revendique une avance de François Fillon, comme nous vous le disions plus tôt. Voici ses déclarations.

16h15 - Roselyne Bachelot est amère. Sur son compte Twitter, l'ancienne ministre UMP a écrit: "Dire qu'on me demandait si je ne regrettais pas d'avoir quitté la politique active !".

15h54 - Retour sur les déclarations de Najat Vallaud Belkacem. La porte-parole du gouvernement a reconnu sur BFMTV que les résultats serrés et contestés à l’UMP rappellent la confusion du PS au lendemain du Congrès de Reims en 2008. Un évènement dont se souvient aussi Ségolène Royal, au centre des confusions lors du congrès de Reims.

15h52 - Pendant ce temps-là, la Cocoe travaille... Et il ne lui resterait plus "que" dix départements à valider.

15h30 - Eric Ciotti annonce 2.600 voix d'avance pour François Fillon, sur 94.000 inscrits. Le député des Alpes-maritimes, soutien de François Fillon, précise que l'avance sera serrée mais réelle pour l'ancien Premier ministre.

15h20 - La Droite forte en tête ? C'est en tout cas ce que rapporte Le Point. La motion emmenée par Geoffroy Didier et Guillaume Peltier arriverait en tête avec 13.336 bulletins sur 49.264 exprimés (27,1 % des voix). Elle serait suivie par La Droite sociale de Laurent Wauquiez (soutien de François Fillon), avec 10.797 voix (21,5 %). Enfin, la troisième serait la motion France moderne et humanisme de Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel (soutiens de Jean-François Copé), avec 8.751 votes (17,8 %).

15h15 - Une anomalie concernant 128 bulletins au coeur des discussions à Nice. Dans la première circonscription de Nice - bastion du député "pro Fillon" Eric Ciotti, qui compte 2.300 inscrits- les militants ont voté dimanche sans surprise en masse (75,9%) pour François Fillon.

Mais selon le procès-verbal validé lundi matin par des assesseurs des deux camps, avant son envoi à Paris, l'écart enregistré entre le nombre d'enveloppes de vote et les signatures sur les cahiers d'émargement est de 128. Cette anomalie va notamment être examinée lundi par la Cocoe, commission interne chargée de contrôler et valider les résultats de l'élection à la présidence de l'UMP.

14h53 - De "la droite décomplexée à "la droite décomposée". Jean-Christophe Cambadélis ironise sur la confusion à l'UMP. "On est passé du statut de la droite décomplexée à la droite décomposée", a déclaré l'élu parisien dans une interview au Nouvel Observateur.

14h45 - Pour Jérôme Chartier, "Fillon a gagné". Le député UMP Jérôme Chartier a confirmé lundi midi que François Fillon a vait l'élection à la présidence de l'UMP.

14h10 - "Nous ne sommes pas là pour donner des leçons". C'est ce qu'a déclaré sur BFMTV Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement et ministre du Droit des femmes. "La démocratie interne n'est hamais une chose facile", a-t-elle ajouté. "Il faut en finir avec cet épisode (...). Il faut que l'opposition joue le rôle qui est le sien", a-t-elle dit sur BFMTV.

14h02 - 93 voix d'écart. Yves-Marie Cann, de l'institut CSA, et un internaute, ont compilé les résultats en voix dans tous les départements. Leur résultat : "171.803 voix. 50,03% pour #Fillon - 49,97% pour #Copé. 93 voix d'écart !"

Mais Yves-Marie Cann a nuancé son résultat : "Nous confirmons cependant avec @Nobr_ que le résultat s'annonce extrêmement serré et demeure donc incertain à cette heure", a-t-il écrit dans un tweet.

13h46 - Luc Chatel évoque un "exercice démocratique". Soutien de Jean-François Copé, l'ex-ministre de l'Education a réagi aux résultats serrés qui sèment la zizanie au sein de l’UMP. Refusant de parler d’une situation qui fragilise l’UMP, il préfère parler d'un exercice démocratique.

>> Luc Chatel : "Respectons-nous les uns les autres"

13h34 - Un spécialiste de la gestuelle décrypte pour BFMTV.com les discours de victoire dimanche soir de Jean-François Copé et François Fillon.
Pour Stephen Bunard, Christian Estrosi est "en mode surveillance", Valérie Pécresse "en train de passer un casting" et "totalement en mode séduction", François Fillon est "solennel, grave" et Jean-François Copé a "la paupière gauche tombante" trahissant "sa fatigue émotionnelle". Toute l'analyse du synergologue ici.

13h18 - Un résultat serré et contesté, le meilleur des scénarios possibles pour Sarkozy analyse Olivier Mazerolle, éditorialiste politique à BFMTV.
"On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles Jean-François Copé s’est précipité. Il a contrevenu aux règles de son propre parti dont il est le secrétaire général et dont il aspire à être le président" explique-t-il dans son édito :

13h10 - Des pizzas sont arrivées à la Cocoe. La commission chargée de contrôler l'élection à la présidence de l'UMP n'a toujours pas livré les résultats complets et définitifs.

12h46 - Analyse : "Cette crise vient d'un décentrement né du discours de Grenoble" pour le politologue Stéphane Rozès dans une interview à BFMTV.com.

12h28 - Harlem Désir déplore que "l'UMP soit aujourd'hui totalement tournée vers elle-même et vers sa guerre des chefs". "Aujourd'hui la situation de l'UMP est marquée par la confusion, la contestation et la division", a ajouté le Premier secrétaire du Parti socialiste.

12h14 - Retour sur une soirée mouvementée. Double victoire, accusations de fraude, décompte laborieux : la soirée électorale de l'UMP a été pour le moins agitée. Retour sur les événements en 2 minutes et en images.

12h00 - Gérard Longuet : Copé a "surfé sur les exaspérations. "Jean-François Copé a surfé sur les exaspérations que suscite, sur nos électeurs, le gouvernement et a mobilisé les inquiétudes les plus extrêmes des territoires les plus exposés", a déclaré l'ex-ministre et pro-Fillon, Gérard Longuet.

11h57 - Rachida Dati salue "une victoire" pour l'UMP, "un grand moment de démocratie". "Ne dégoûtons pas les militants, qui se sont fortement mobilisés hier pour cette élection. (...) C'est une victoire pour l'UMP, un grand moment de démocratie, un grand moment de mobilisation", a estimé sur Itélé la députée européenne, soutien de Jean-François Copé.

11h46 - Valérie Pécresse : "L'UMP doit respecter le droit électoral". En arrivant au QG de campagne du candidat, la députées pro-Fillon des Yvelines a rappelé que le droit électoral devait être respecté à l’UMP.

11h18 - Cette situation n'est "pas désagréable" pour le FN. Louis Alliot, vice-président du Froint national a déclaré : "Disons que c'est un scénario qui ne nous est pas désagréable (...) Beaucoup d'adhérents de l'UMP, devant ce spectacle, en tireront les conclusions et rompront avec leur ancienne famille pour se battre à nos côtés."
Selon lui, au-delà du côté "hallucinant" de la bataille à l'UMP, l'issue serrée du scrutin et le résultat de Jean-François Copé, meilleur que prévu, "confirme le déplacement du curseur de la vie politique à droite".

11h10 - Valérie Pécresse n'est pas hostile à un nouveau vote. La députée des Yvelines a déclaré sur Europe 1 : "Je n'ai aucune objection à cette idée, le sujet n'est pas là. Avant de revoter, il faut d'abord que l'on connaisse le résultat du vote."

10h42 - La Cocoe a repris ses travaux lundi peu après 10H. La commission chargée de contrôler l'élection à la présidence de l'UMP les avait suspendus vers 04H00 dans la nuit de dimanche à lundi. Il manquait alors 50% des procès verbaux de résultats départementaux.

10h37 - Copé et Fillon prêts à accepter la décision de la commission de contrôle, d'après Alain Juppé. Pour l'ancien premier ministre, "l'existence même de l'UMP" est en cause aujourd'hui.
"Ils m'ont dit qu'ils étaient prêts l'un et l'autre à accepter la décision de la commission de contrôle des opérations électorales" (Cocoe), a décalaré le maire de Bordeaux, après avoir appelé sur son blog les deux candidats à cesser les invectives et à se rencontrer.

10h26 - L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin lance sur RTL, lundi matin, un "appel à la dédramatisation". "A chaque fois que les élections sont serrées ça se passe comme ça", estime-t-il. "On l'a vu aux Etats-Unis, entre George W. Bush et Al Gore. On l'a vu au Parti socialiste, à Reims comme à Rennes".

10h21 - François Fillon affirme que son décompte des voix confirme son "avance" face à Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, tout en appelant à "attendre avec sang-froid" les résultats officiels. "A cette heure, notre décompte confirme l'avance de François Fillon, mais seuls les chiffres définitifs et officiels permettront de trancher la situation", déclare l'ancien Premier ministre.

09h26 - Juppé demande aux candidats de cesser les "invectives". "J’appelle donc François Fillon et Jean-François Copé à faire cesser immédiatement les invectives qu’échangent leurs partisans, à s’engager à accepter la décision de la Commission de contrôle des opérations électorales, quelle qu’elle soit, (et) à se rencontrer pour jeter les bases d’une nécessaire réconciliation", écrit Alain Juppé sur son blog en estimant que la situation à l'UMP était "lamentable".

09h11- "On hésite entre Dallas et le théâtre de guignol". Invité à réagir sur BFMTV dimanche soir, le vice-président du Front national, Florian Philippot, a estimé que la soirée électorale a marqué "le crash de l'UMP". Voici en vidéo, sa déclaration :

08h30 - "Oui, j'ai gagné" cette élection pour la tête de l'UMP. Sur BFMTV et RMC, Jean-François Copé répète avoir remporté la présidence de l'UMP face à François Fillon, demandant que ne soient pas comptabilisés les bureaux de vote où une fraude a été constatée.

"Il n'est pas question que l'on prenne en compte les résultats de bureaux sur lesquels il y a eu des fraudes", précise-t-il avant d'asséner : mais même si on les prend en compte, "je ne crois pas que je perds".

Maintenant, "on va attendre tranquillement les résultats de la commission", la Cocoe, a-t-il ajouté.

08h13 - "Le surréalisme c'est bien pour un dimanche soir" mais "ça ne doit pas durer très longtemps", estime sur LCI l'ex-ministre Bruno Le Maire. "La démocratie peut se jouer à une voix", "c'est la commission qui tranchera", ajoute-t-il.

07h47 - L'ancien président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (pro-Fillon) lance un appel au calme et propose la mise en place temporaire d'une "instance collégiale". "Les tensions légitimes qui sont apparues doivent être mises de côté en attendant la proclamation statutaire des résultats par la commission de contrôle. Laissons-la effectuer son travail", déclare le député de Haute-Savoie sur BFMTV. "Il faut réfléchir à une instance collégiale pendant quelques jours si nécessaire", précise-t-il. Avec par exemple un sage comme l'ancien Premier ministre Alain Juppé ? "Oui, tout à fait, Alain Juppé est tout à fait le type de personnage qui peut jouer un rôle majeur pour sortir de cet épisode regrettable", poursuit-il.

07h46 - Jean Leonetti, se dit, sur BFMTV, "très triste et très inquiet" suite aux cafouillages de la soirée électorale visant à désigner le futur président de l'UMP.

"Je pense à tous les militants qui sont venus voter. Au moment où l'on devrait se rassembler, on est en train de se soupçonner", ajoute le maire d'Antibes, soutien de François Fillon. Et d'ajouter : "Si cette situation se prolonge, ce sera néfaste pour notre formation politique. Il vaut mieux recommencer une élection plutôt que de rester sur un doute".

07h40 - Le scrutin de la présidence à l'UMP de dimanche a abouti à une division du parti en deux camps. Un déchirement ressenti sur les plateaux télévisés, où les lieutenants de chaque candidat se succèdent.

Dimanche soir, en direct sur BFMTV, Valérie Pécresse, soutien sans faille de l'ancien Premier ministre François Fillon, a ainsi apostrophé Franck Riester, lieutenant de Jean-François Copé, en duplex depuis le QG du candidat, au sujet de l'annonce prématurée de sa victoire avant même que la Cocoe n'ait terminé le décompte des voix.

07h24 - Bernard Accoyer, soutien de François Fillon, appelle "au calme" sur BFMTV.

07h02 - Jean Léonetti, soutien de François Fillon, se dit sur BFMTV "très triste et très inquiet" par la confusion au sein de l'UMP.
"En cas de doutes, il faudra recommencer l'élection", ajoute-t-il.

06h46 - Valérie Rosso-Debord demande au camp Fillon d'être "bon joueur". "Nous demandons à l'autre camp d'être bon joueur", assure-t-elle sur BFMTV. Elle revendique toujours la victoire pour les proches de Jean-François Copé.

06h40 - Fillon "choqué" par un "dysfonctionnement majeur". De passage au siège de l'UMP, tard dans la nuit, François Fillon s'est dit "extrêmement choqué" des cafouillages qui ont marqué la soirée électorale. "Il est trois heures du matin, notre formation politique est dans l'incapacité de donner un résultat", fustige François Fillon avant d'ajouter : "C'est un dysfonctionnement majeur qui fait peser un doute très important sur cette élection. J'en suis extrêmement choqué".

04h00 - La commission interne de l'UMP (la Cocoe) suspend ses travaux. Il n'y a toujours pas de vainqueur entre François Fillon et Jean-François Copé, qui ont tout deux revendiqué la victoire. "Il nous manque les procès-verbaux de 50% des départements. Nous sommes dans l'incapacité de dire qui a gagné", déclare à la presse le président de la Cocoe, Patrice Gélard, en indiquant que les travaux reprendront à 10 heures lundi matin au siège du parti, rue de Vaugirard. "Les chiffres sont très proches l'un de l'autre", a-t-il ajouté.

|||>> L'ESSENTIEL

• La Cocoe a déclaré la victoire Jean-François Copé

• L'écart avec François Fillon est de seulement 98 voix

La rédaction de BFMTV.com