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Finalement, François Fillon renonce à communiquer le nom de ses ministres 

François Fillon renonce à communiquer le nom de ses futurs ministres s'il était élu.

François Fillon renonce à communiquer le nom de ses futurs ministres s'il était élu. - AFP

Si le candidat LR remportait l'élection présidentielle de mai prochain, il s'entourerait d'une garde rapprochée de 15 ministres avec un nombre de secrétaires d'Etat et des membres de cabinets limités.

Pour diriger le gouvernement que François Fillon mettait en place s'il était élu, le nom de François Baroin fait figure de favori. Le candidat Les Républicains doit désormais s'appuyer sur un axe sarkoziste pour mener sa campagne. Ira-t-il jusqu'à respecter cette tendance lors de la composition de son gouvernement? 

Pour François Fillon, la question va désormais être de trouver ceux qui dirigeront la France s'il était élu. L'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme ont chamboulé ses plans, et ce alors qu'un certain nombre d'élus LR ont appelé au retrait de sa candidature. Dans ce contexte, le candidat annonce lundi matin avoir "changé d'avis" sur la diffusion des membres de son gouvernement avant le premier tour de l'élection présidentielle.

Ça fait un mois que je suis attaqué de tous les côtés. Ça a conduit à des tensions au sein de ma propre famille politique (...), s'est-il justifié sur Europe 1. Il me reste six semaines avant le premier tour. Je vais les consacrer au rassemblement de ma famille politique, et à la défense du programme."

"Code de conduite"

Dans une interview accordée aux Echos, dans laquelle François Fillon livre ses idées pour relancer l'économie française, il annonce qu'il nommera "15 ministres qui auront de larges prérogatives". Pour mener le choc de compétitivité promis, ces derniers devront se reposer sur un nombre limité de secrétaires d'Etat, ainsi que sur des cabinets ministériels "extrêmement réduits" à 10 personnes.

Empêtré dans l'affaire des emplois supposés fictifs de son épouse lorsqu'il était député, François Fillon parle d'instaurer "un code de conduite impliquant des règles strictes de solidarité gouvernementale, de prévention des conflits d'intérêt et d'utilisation des moyens publics". Ce code de conduite fait référence aux différents couacs de communication ministérielle lors du quinquennat de François Hollande. 

Lors de son élection, l'actuel président de la République avait également souhaité un gouvernement resserré avec 18 ministres et 16 secrétaires d'Etat. Quand Manuel Valls avait remplacé Jean-Marc Ayrault à Matignon, la composition du gouvernement s'était restreinte un peu plus avant d'attendre le chiffre de 38 lors du second remaniement en août 2014 à la suite des démissions notamment de Benoit Hamon et Arnaud Montebourg.
J.C.