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Comptes de campagne: Nicolas Sarkozy "reprend sa liberté de parole"

S'il est encore trop tôt pour revenir en politique, Nicolas Sarkozy devrait en revanche rapidement prendre la parole.

S'il est encore trop tôt pour revenir en politique, Nicolas Sarkozy devrait en revanche rapidement prendre la parole. - -

L'ancien chef de l'Etat, qui s'était mis en retrait de la vie politique, est libre de prendre publiquement la parole, maintenant qu’il a quitté le Conseil constitutionnel.

Il reviendra donc plus vite que prévu. En réserve de la politique depuis sa défaite l’an dernier, Nicolas Sarkozy a décidé de retrouver sa liberté de parole, après le rejet par le Conseil constitutionnel de ses comptes de campagne de 2012.

Dans son communiqué, l’ancien président, qui a décidé de quitter le Conseil constitutionnel, invoque "la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et la démocratie".

Il devrait prendre la parole très rapidement, pour s’exprimer sur ses comptes de campagne, et probablement sur d’autres sujets. "Il est à l’honneur de l’actualité judiciaire et politique depuis des mois, constate son ancien conseiller spécial, Henri Guaino. Peut-être que ça mérite quelques réponses".

Une prise de parole, mais pas (encore) de retour

Intervention télévisée ou tribune dans la presse écrite? La stratégie de communication est en cours d’élaboration. Un pas de plus pour l’ancien chef de l’Etat vers un éventuel retour en politique. Pour l'heure, il s'est contenté de publier un message sur Facebook.

"Si on avait voulu finir de 'libérer' Nicolas Sarkozy de la distance qu’il a voulu prendre par rapport à la vie politique, on ne s’y serait pas pris d’une autre manière", commente l'ancien directeur de communication de l'ex-président, Thierry Saussez. "Mais je ne crois pas pour autant qu’il va à nouveau descendre dans l’arène aussi rapidement".

Pour l'ancien chef de l'Etat, il est encore trop tôt. Un retour trop brutal serait trop risqué, à deux ans et demi des primaires de l’UMP. Mais Nicolas Sarkozy ne restera pas silencieux après les mises en cause du Conseil Constitutionnel.

A. K. avec Thomas de Rochechouart