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Edouard Philippe passe la main à son adjoint à la mairie du Havre

Edouard Philippe le 24 mai 2017 après le conseil des ministres à l'Élysée

Edouard Philippe le 24 mai 2017 après le conseil des ministres à l'Élysée - Stéphane de Sakutin-AFP

À l'issue d'un conseil municipal extraordinaire, le Premier ministre Edouard Philippe a abandonné ce dimanche matin son mandat de maire du Havre et passé le relais à son premier adjoint LR, Luc Lemonnier, élu sans surprise à la majorité absolue avec 45 voix sur 59.

Faire "rebondir" la France

La semaine dernière, Edouard Philippe avait signifié aux élus de cette commune de Normandie qu'il quitterait la mairie pour se consacrer totalement à Matignon, avec pour ambition de faire "rebondir" la France.

"Je passe le témoin parce que la tâche dont m'a chargé le président de la République exige de s'y consacrer à temps plein", avait alors déclaré le chef du gouvernement. "C'est à la fois sans hésitation mais avec un sérieux pincement au cœur que j'abandonne mon mandat de maire. Mon mandat mais pas ma ville, d'abord parce que c'est la mienne et parce que c'est mon havre de paix", avait-il ajouté, précisant qu'il resterait néanmoins conseiller municipal.

Ils devront démissionner "sous un mois"

Les ministres Jean-Yves Le Drian, à la tête de l'Europe et des affaires étrangères, ainsi que François Bayrou, en charge de la Justice, Gérald Darmanin, à l'Action et aux comptes publics, et Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, devront démissionner "sous un mois" des exécutifs locaux qu'ils dirigent, avait affirmé l'Élysée le 17 mai, jour de l'annonce de la composition du gouvernement.

Maire depuis 2010, réélu au premier tour en 2014, Edouard Philippe disposait d'une large majorité au conseil municipal avec 45 sièges sur 59. Sa majorité est composée de conseillers LR, UDI et sans étiquette. Député depuis 2012 de la 7e circonscription de Seine-Maritime qui comprend le centre-ville du Havre, Edouard Philippe n'avait pas l'intention, avant d'être choisi pour Matignon, de se représenter à l'Assemblée Nationale, au nom du non-cumul des mandats.

C.H.A. avec AFP