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Gauche, droite, centre... qui peut s'allier à Macron?

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A l'aube de sa candidature, Emmanuel Macron se rêve en synthèse de la droite et de la gauche. Alors qu'il doit se déclarer ce mercredi, il peut désormais compter ses soutiens.

Avec qui Emmanuel Macron compte-t-il se lancer à l'assaut de l'Elysée? Au PS, ils ne sont pas nombreux à soutenir l'ancien ministre. De Najat Vallaud-Belkacem à Pascale Boistard ou Jean-Christophe Cambadélis, tous ont vivement critiqué Emmanuel Macron quand il était en poste, ou quand il l'a quitté.

Au PS, rares sont les parlementaires qui ont pris position pour lui: il peut compter sur le soutien de Richard Ferrand (élu du Finistère et rapporteur de la loi dite Macron) et Arnaud Leroy (qui représente les Français de l'étranger). Mais Pascal Terrasse, parlementaire et soutien de la première heure, a récemment pris ses distances si l'ancien ministre ne prenait pas part à la primaire de gauche. 

Emmanuel Macron peut aussi compter sur le soutien indéfectible de Gérard Collomb. "Vous serez surpris par les noms qui nous soutiennent" avait promis le maire de Lyon sur BFMTV et RMC, évoquant une liste de soutien de 50 parlementaires. 

Balle au centre

Au centre, si l'UDI s'est prononcée en faveur d'Alain Juppé dans le cadre de la primaire à droite, Jean-Christophe Lagarde s'est déjà montré sensible à l'action de l'ancien ministre. Nous avons vocation à nous parler", avait indiqué le leader centriste au Parisien. Ajoutant: "Depuis des mois, Macron disait des choses totalement compatibles avec ce que nous disons depuis longtemps. (...) Il est au centre gauche, nous au centre droit. Il a plus de points communs (...) avec nous qu'avec Aubry, Montebourg ou Hamon", estime le député de Seine-Saint-Denis. 

En revanche, Emmanuel Macron n'a pas séduit François Bayrou. Selon Le Point, les deux hommes ont eu l'occasion de déjeuner ensemble cet été. L'élu du Béarn n'a pas caché sa déception. "C'est un hologramme. Peut-être dans quinze ans, quand il aura vécu ce qu'il doit [vivre], Macron sera prêt, mais pour l'instant il n'y a rien", a-t-il jugé. 

A droite, Renaud Dutreil, ancien ministre de Jacques Chirac, a même lancé "la droite avec Macron". Présent à son meeting à la Mutualité en juillet dernier, il estime qu'il existe des "marcheurs" de droite, qui "veulent briser les carcans, ouvrir les portes et, avec Emmanuel Macron, se mettre en marche pour la France." Et l'homme de droite n'a pas hésité à comparer Emmanuel Macron à... John Fitzgerald Kennedy. "Kennedy a gagné sur la confiance, pas sur ses propositions. Le programme n'est pas le sujet". 

En avril dernier, sur France 2, Jean-Pierre Raffarin, fidèle soutien d'Alain Juppé, affirmait ne voir "aucune incompatibilité" entre Emmanuel Macron et son champion pour 2017. Mais depuis, le maire de Bordeaux, en pleine course pour l'investiture de droite, a lancé à son propos qu'il "est parfois difficile de n'être nulle part".

17 sénateurs le suivent

Et en attendant que d'éventuelles tractations aboutissent les vrais soutiens d'Emmanuel Macron se trouvent en réalité au palais du Luxembourg, à Paris. Sur les bancs du Sénat - où siège justement Gérard Collomb - Emmanuel Macron a déjà 17 soutiens indéfectibles, comme l'avait révélé La Tribune en mai dernier. L'ex-ministre peut s'appuyer sur Nicole Bricq (Seine-et-Marne), Vincent Eblé (Seine-et-Marne) Jean-Jacques Filleul, (Indre-et-Loire), Bariza Khiari, (Paris), Gérard Miquel (Lot), Jeanny Lorgeoux (Loir-et-Cher), Daniel Percheron (Pas-de-Calais), Daniel Raoul (Maine-et-Loire), Claude Raynal (Haute-Garonne), Yves Rome (Oise), Patricia Schillinger (Haut-Rhin), Jean-Pierre Sueur (Loiret), Catherine Tasca (Yvelines) ou encore Richard Yung, le sénateur représentant les Français de l'étranger.

Paul Aveline, Ivan Valerio