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Débat Macron-LePen: Robert Ménard a vu un "pugilat"

Robert Ménard.

Robert Ménard. - Capture d'écran

Robert Ménard a renvoyé dos-à-dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron, responsables selon lui d’avoir fait de leur duel télévisé de la veille "un débat pas à la hauteur des enjeux".

Invité de France Inter ce jeudi matin, le maire de Béziers Robert Ménard, élu avec le soutien du FN a d'abord jugé:

"C’était un débat comme on n’a pas l’habitude d’en voir (…). Jusqu’ici, on avait en gros la droite classique contre la gauche classique qui s’affrontaient. Ça donne des débats comme on en a l’habitude. Là, on est sur un pugilat".

"Moi, je n’y serai pas allé, parce que je pense que c’était un débat de ministre des Affaires étrangères ou de ministre de l’Economie, mais pas de chef de l’Etat", a ajouté Robert Ménard.

Interrogé sur le fait de savoir si Marine Le Pen était responsable de la mauvaise tenue du débat, Robert Ménard ne l’a pas contesté. Mais il a également impliqué Emmanuel Macron:

"Attendez, il ne faut pas rigoler. Lui il était calme, il était dans la gentillesse? Il n’était pas dans l’agressivité? Il répondait à toutes les questions? Qui peut dire ici qu’il a répondu à toutes les questions. Sur l’UOIF, pour prendre un exemple, il n’a pas eu un mot pour dire qu’il condamnait les propos actuels de l’UOIF (…). Ça veut dire qu’à la veille d’un vote, on ne veut pas se foutre à dos une partie de la communauté musulmane. C’est ça la réalité".

"Bonne sur les questions régaliennes"

Si Robert Ménard a reconnu des "approximations" de la part de la candidate du FN, notamment sur le sujet de l’euro, l'ancien patron de Reporters sans frontières a néanmoins trouvé des qualités à Marine Le Pen:

"Je l’ai trouvé bonne sur les questions régaliennes, les questions de lutte contre le terrorisme, de sécurité, de relations internationales".
G. de V.