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Législatives

Législatives: les cinq familles des candidats d’Emmanuel Macron

Elus, chefs d’entreprise, personnalités: les 428 aspirant-députés de La République en marche présentent des profils très divers.

Parmi les 428 candidats investis (dans un certain flottement) par le parti d’Emmanuel Macron, beaucoup sont des citoyens ordinaires: avocats, mères de famille, syndicalistes… Mais certains ont des profils plus saillants. En attendant la deuxième vague d’investitures et la fin des soubresauts entre La République en Marche et le MoDem de François Bayrou, voici déjà une tentative de classification des prétendants macronistes à l’Assemblée nationale.

> Les politiques

Si 52% des candidats pro-Macron présentés ce jeudi sont issus de la société civile, les élus et pros de la politique n’ont pas été totalement oubliés. 24 députés issus de la gauche, socialistes pour la plupart, partiront à la bataille législative sous la bannière de La République en Marche. François de Rugy, ancien candidat à la primaire de la gauche, est de ceux-là. Tout comme l’écologiste Barbara Pompili, secrétaire d’Etat à la Biodiversité de François Hollande.

Si aucun député LR ou UDI sortant n’a été investi, plusieurs candidats sont issus des rangs de la droite. A l’instar d’Aurore Bergé, ancienne supportrice d’Alain Juppé ou d’Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire LR de Toulouse.

> Les hommes du président

Quelques-uns des plus fidèles macronistes porteront les couleurs de la République en Marche au scrutin des 11 et 18 juin. C’est le cas de Benjamin Griveaux, porte-parole de la campagne d’Emmanuel Macron, candidat à Paris. Mais aussi de Richard Ferrand lui-même. Le secrétaire général d’En Marche! tentera de conserver sa circonscription du Finistère. L’ex-socialiste Christophe Castaner, député sortant des Alpes-de-Haute-Provence, veut également rempiler à l’Assemblée nationale.

Une autre candidate est encore plus proche du nouveau président de la République, puisqu’il s’agit de sa… belle-fille. Tiphaine Auzière est suppléante dans la 4e circonscription du Pas-de-Calais.

> Les chefs d’entreprise

Celui qui a conquis l’Elysée sur les thèmes du travail et de l’entreprenariat a fait la part belle au monde de l’économie. Petits entrepreneurs pro-Macron ou patrons de grosses entreprises se lanceront dans la mêlée électorale en juin. Bruno Bonnell, ex-PDG d’Infogrames et Atari, sera opposé à Najat Vallaud-Belkacem dans le Rhône. David Simonet, patron d’Axyntis, poids-lourd français de la chimie, tentera sa chance dans le Loiret.

> Les candidats "vu à la télé"

On ne peut pas vraiment parler de "people", mais au moins de personnalités publiques, parfois aperçues sur le petit écran. C’est le cas notamment de l’ancien juge anticorruption Eric Halphen, candidat dans le Calvados. Il connut son heure de gloire dans les années 1990 en enquêtant sur les financements occultes du RPR dirigé par Jacques Chirac. Il y a aussi le mathématicien Cédric Villani, investi dans la 5e circonscription de l’Essonne. Le professeur à l’université Lyon I a reçu en 2010 la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel pour les maths. La République en Marche a également investi la "torera" à cheval Maria Sara, connue des amateurs de corrida. L’ex-épouse du tennisman Henri Leconte affrontera le député FN sortant Gilbert Collard dans le Gard.

> Les inclassables

Certains profils détonnent plus que d’autres parmi les heureux élus de La République en Marche pour les législatives. Marion Buchet, par exemple, est pilote de chasse dans l’armée de l’air. Elle brigue un siège de député en Meurthe-et-Moselle. Autre CV pour le moins atypique, celui de Jean-Michel Fauvergue, qui dirigea pendant quatre ans le Raid, l’unité d’élite de la police. Il se présente en Seine-et-Marne. On peut aussi mentionner Christian Gérin, producteur de l’émission "Faites entrer l’accusé", qui se lance en Charente-Maritime.

Ghislain de Violet