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Édouard Philippe regrette la "radicalisation d'une grande violence" d'une partie des gilets jaunes

Après les violences qui ont émaillé le sixième rassemblement des gilets jaunes, samedi 22 décembre, Édouard Philippe a pris la parole pour condamner les agressions subies par les forces de l'ordre.

Lors d’un point presse ce lundi matin, le Premier ministre Édouard Philippe, a tenu à "saluer et remercier les quatre fonctionnaires qui ont fait l'objet d'une agression d'une grande violence sur les Champs". Lors de la mobilisation parisienne des gilets jaunes, samedi 22 décembre, des policiers à moto ont été pris à partie par des manifestants sur les Champs-Elysées obligeant l'un d'eux à sortir son arme de service.

"Condamnation unanime"

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violences volontaires avec arme en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique et dégradations de biens publics.

"Tout est mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces violences, le traduire devant la justice et faire en sorte qu’ils puissent être punis sévèrement", a assuré le Premier ministre.

Dimanche, dans un tweet, Édouard Philippe avait déjà fustigé "des agressions d'une violence inouïe contre des policiers [...] Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l'objet d'une condamnation unanime et de sanctions pénales".

"Le débat national exige un retour à l'ordre"

Pour le Premier ministre, l'arrêt de ces violences est un prérequis à la tenue du débat national promis par l'exécutif.

"Le débat national exige un retour à l'ordre, exige que cessent ces provocations, ces déclarations parfois empreintes d'antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d'attaquer délibérément les forces de l'ordre."

Tenant à faire une claire distinction entre manifestants pacifiques et individus violents, Édouard Philippe a dénoncé "la radicalisation d'une grande violence" de certains gilets jaunes.

"Je ne confonds pas ceux qui manifestent de cette façon et ceux qui, pacifiquement, expriment des revendications mais j'observe qu'au fur et à mesure qu'il dure, ce mouvement des gilets jaunes se traduit par une radicalisation d'une grande violence."

Ambre Lepoivre