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Assistants d'eurodéputés FN: Marine Le Pen convoquée au pôle financier

Marine Le Pen a été convoquée au Pôle financier ce vendredi. (Photo d'illustration)

Marine Le Pen a été convoquée au Pôle financier ce vendredi. (Photo d'illustration) - AFP

La présidente du Front national a été convoquée ce vendredi chez les juges, en vue d'une possible mise en examen pour abus de confiance, dans l'affaire des assistants parlementaires du parti au Parlement européen.

Elle a été convoquée en vue d'une possible mise en examen. La présidente du Front national Marine Le Pen, mise en cause dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés frontistes, s'est rendue ce vendredi chez les juges, a appris l'AFP de source proche du dossier. 

Marine Le Pen pourrait être mise en examen pour abus de confiance au sujet des salaires versés à sa cheffe de cabinet au Front national, Catherine Griset, elle-même mise en examen pour recel, a précisé cette source, confirmant une information de RTL.  Le siège du Front national à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, avait également été perquisitionné.

Jusqu'ici, Marine Le Pen avait refusé de rencontrer les juges, protégée par son immunité d'eurodéputée. Elle avait cependant promis de le faire après les élections présidentielle et législatives. Le 22 juin dernier, elle avait indiqué avoir pris rendez-vous avec ces derniers.

Le Parlement européen s'est constitué partie civile

Le Parlement européen, qui s'est constitué partie civile, avait saisi la justice française sur les cas d'assistants d'eurodéputés frontistes. En cause, leur présence à des postes figurant dans le dernier organigramme du parti en France, qui peut faire douter de leur emploi effectif à l'assemblée siégeant à Strasbourg.

À la suite d'une dénonciation de Sophie Montel, eurodéputée FN, le parquet de Paris a par ailleurs ouvert en mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance", visant 19 eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem. Ce vendredi, Sophie Montel a été démise de ses fonctions par la présidente du parti.

Cette affaire a conduit la semaine dernière trois ministres de la formation centriste, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard à quitter le gouvernement.

Un préjudice potentiel de 5 millions d'euros

Marine Le Pen, qui a automatiquement perdu son siège d'eurodéputée après son élection à l'Assemblée nationale, fait partie des 17 élus européens, dont son père Jean-Marie Le Pen et son compagnon Louis Aliot, à être visés par l'enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur une quarantaine d'assistants. Louis Aliot avait, lui aussi, refusé de se rendre à la convocation de la police, le 22 juin. 

Le Parlement européen estime désormais son préjudice potentiel à 5 millions d'euros, pour la période du 1er avril 2012 au 1er avril 2017. Une précédente estimation en septembre 2015 évaluait ce préjudice potentiel à 1,9 million d'euros. Les services du Parlement s'appuient sur l'enquête en cours et les rapports du gendarme antifraude de l'UE, l'Olaf.

A.Mi avec AFP