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Assistants parlementaires FN: Marine Le Pen a refusé de se rendre à une convocation de la police

Convoquée mercredi 22 février par la police judiciaire, dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires FN au Parlement européen, Marine Le Pen a refusé d'être auditionnée.

Son avocat a confirmé l'information à BFMTV: Marine Le Pen a refusé de se rendre à la convocation de la police mercredi 22 février, concernant l'affaire des assistants parlementaires FN au Parlement européen. 

Lundi 20 février, des perquisitions ont été menées au siège du Front national par les enquêteurs, dans cette autre affaire d'emplois fictifs présumés. Le Parlement européen réclame en effet près de 340.000 euros à Marine Le Pen, accusée d'avoir employé comme assistants parlementaires deux personnes travaillant en réalité pour le parti.

Marine Le Pen dénonce une "instrumentalisation de la justice"

48 heures après ces perquisitions, les deux ex-assistants parlementaires ont été placés en garde à vue: Thierry Légier, garde du corps de la candidate du Front national, qui a été remis en liberté, ainsi que sa cheffe de cabinet, Catherine Griset. A l'issue de sa garde à vue, celle-ci a été mise en examen pour recel d'abus de confiance. Marine Le Pen, convoquée le même jour, a refusé de se présenter et d'être interrogée dans le cadre d'une audition libre, précise Le Monde.

Marine Le Pen avait dénoncé le même jour sur TF1 une "instrumentalisation de la justice. Je pense qu'aujourd'hui, nous ne sommes pas dans la sérénité, dans l'impartialité, ni dans l'indépendance qui est nécessaire à l'administration de la justice". Son avocat a par ailleurs annoncé qu'elle se rendrait "à toute convocation après les élections", refusant de préciser s'il parlait des élections présidentielles ou législatives.

Le 15 décembre dernier, le pôle financier du parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour "abus de confiance" et recel de ce délit, "escroqueries en bande organisée", "faux", "usage de faux" et "travail dissimulé". Contacté par l'AFP, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a déclaré que Marine Le Pen "ne peut pas passer au-dessus des lois de la République". 

Alexandra Milhat