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Perquisition au siège du FN: une "opération médiatique" pour '"nuire" à Marine Le Pen

Ces nouvelles perquisitions réalisées à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, portent sur l'enquête concernant les emplois fictifs présumés de deux assistants parlementaires européens de Marine Le Pen.

INFO BFMTV - Il s'agit de l'autre affaire d'emplois fictifs présumés en politique. Des enquêteurs perquisitionnent lundi soir le siège du Front national à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de l'affaire dite des assistants parlementaires. L'information a été confirmée par le parti à la flamme.

Une information judiciaire a été ouverte le 15 décembre pour "abus de confiance" et recel de ce délit, "escroqueries en bande organisée", "faux", "usage de faux" et "travail dissimulé". Elle fait suite à une enquête conduite depuis mars 2015 par le parquet, qui avait été saisi par le Parlement européen.

Il s'agit de la deuxième perquisition dans le cadre de cette enquête, rappelle le Front national dans un communiqué. "Il s'agit à l'évidence d'une opération médiatique dont le seul but est de tenter de perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle et de tenter de nuire à Marine Le Pen (...)", poursuit le texte. Invité de Ruth Elkrief sur BFMTV dans la soirée, Florian Philippot, vice-président du FN a déclaré que cette affaire était "aussi vide que l'espace, c'est le néant, le vide total". "Toutes ces histoires ont commencé au moment des Européennes. Au moment où nous sommes devenus premier parti de France", a-t-il ajouté.

Soupçons d'emplois fictifs

L'institution européenne a des doutes concernant la véracité de l'emploi de deux assistants parlementaires employés par Marine Le Pen. Le premier cas concerne celui de Catherine Griset, une proche de la présidente du Front national. Cette dernière a perçu entre 2010 et 2016 un salaire et était accréditée comme assistante parlementaire à Strasbourg. Le Parlement estime, à l'inverse, qu'elle exerçait bien une "activité reconnue" mais au siège du FN à Nanterre.

Le second cas qui intéresse la justice est celui de l'actuel garde du corps de Marine Le Pen. Thierry Légier aurait reçu la somme de 41.500 euros en 2011 en qualité d'"assistant local". Toutefois, le Parlement estime que "l'existence d'un rapport d'emploi effectif" entre l'eurodéputée et l'homme sur cette période et dans le cadre des institutions européennes n'est pas "établie". Selon nos informations, les disques durs de ces deux assistants parlementaires ont été saisis.

Outre l'enquête judiciaire ouverte par le pôle financier du parquet de Paris, le Parlement européen a sommé Marine Le Pen de rembourser 340.000 euros, une somme correspondant aux salaires qui auraient été attribués à Catherine Griset. Remboursement qui devait être effectué avant le 31 janvier dernier mais qui a été refusé par l'eurodéputée. Cette dernière se voit toutefois prélever chaque mois sur son indemnité de parlementaire une partie de cette somme.

J.C. avec Sarah-Lou Cohen