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Qui est Catherine Griset, mise en examen dans l'affaire des assistants parlementaires du FN?

Catherine Griset (à droite) est une amie de longue date de Marine Le Pen.

Catherine Griset (à droite) est une amie de longue date de Marine Le Pen. - Jeff Pachoud - AFP

La cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, a été mise en examen mercredi dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur le parti frontiste.

Elle fait partie de la garde rapprochée de Marine Le Pen. La cheffe de cabinet de la présidente du Front national et candidate à la présidentielle a été mise en examen mercredi, après avoir été placée en garde à vue, pour "abus de confiance" et recel de ce délit, dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs au sein du parti à la flamme. Elle est suspectée d'avoir été embauchée comme assistante parlementaire à Strasbourg sans y avoir effectué un travail réel.

Dans l'organigramme de l'équipe de campagne de Marine Le Pen, le nom de Catherine Griset figure dans le conseil stratégique de campagne parmi les plus proches de la candidate comme Louis Aliot, Steeve Briois et Florian Philippot. Avant de s'engager dans cette campagne, elle a fait une bonne partie de sa carrière professionnelle aux côtés de l'actuelle présidente du FN. "Tout le monde sait qu'elle est mon assistante personnelle, je l'ai embauchée quand elle avait 25 ans!", s'est défendue cette dernière début février.

Belle-sœur et amie

Dans le livre La Politique malgré elle, la jeunesse cachée de Marine Le Pen, paru aux éditions La Tengo, les journalistes David Doucet et Mathieu Dejean qualifient Catherine Griset d'"inséparable copine" de la présidente du Front national. Le bureau de cette brune aux cheveux longs est d'ailleurs situé juste à côté de celui de Marine Le Pen, au siège du FN, à Nanterre. La relation entre les deux femmes n'est pas seulement professionnelle. Elles ont été belle-sœurs quand Catherine Griset était mariée au frère d'Eric Iorio, le deuxième époux de Marine Le Pen. 

Cette proximité pourrait bien conduire les enquêteurs à interroger Marine Le Pen dans cette enquête, semblable à l'affaire Fillon. Catherine Griset aurait été salariée par le Parlement européen pendant cinq ans comme assistante parlementaire, pour un salaire total de 300.000 euros. Sauf que son travail effectif reste à prouver, alors que personne ne dit l'avoir vue à Strasbourg ni à Bruxelles, où se trouvent les institutions européennes. La justice la soupçonne d'avoir en effet travaillé pour le parti. 

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, avait signalé les faits, ainsi que ceux concernant Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen, à la justice française en 2015. Une information judiciaire a été ouverte par le pôle financier du parquet de Paris en décembre dernier pour "abus de confiance" et recel de ce délit, "escroqueries en bande organisée", "faux", "usage de faux" et "travail dissimulé".

J.C. avec AFP