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Quelle popularité pour les potentielles mesures d'Emmanuel Macron?

Emmanuel Macron - Image d'illustration

Emmanuel Macron - Image d'illustration - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

La suppression de l'ENA, inattendue, est vue d'un mauvais œil par 62% des sondés, souligne une récente enquête.

En début de semaine, quelques jours après que les conclusions du grand débat ont été présentées par le Premier ministre Edouard Philippe, Emmanuel Macron devait détailler les principales mesures issues de ces semaines de consultations auprès des Français.

Actualité Notre-Dame oblige, l'allocution ainsi que la conférence de presse qui devaiet être organisée quelques jours plus tard ont été annulées, mais les principales mesures ont malgré tout fuité dans la presse. A ce sujet, 61% des Français estiment que le président de la République a eu raison de retarder ses annonces. 

Les Français dans le doute

Et selon un récent sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié ce jeudi par Le Figaro et FranceInfo, plusieurs propositions divisent. Concernant les annonces relatives au grand débat, une large majorité de sondés est malgré tout favorable à une baisse d’impôt pour les personnes payant les premières tranches de l’impôt sur le revenu et à la réindexation sur l’inflation des retraites inférieures à 2000€. La suspension des fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’à la fin du quinquennat fait également consensus. 

En revanche, les avis sont plus mitigés quant à une potentielle mise en place partielle du référendum d'initiative citoyenne (RIC) uniquement pour les sujets locaux puisque 59% seulement des interrogés y sont favorables. Sujet clivant également, la suppression de l'ENA, l'École nationale d'administration, vue d'un mauvais œil par 62% des Français, alors même que la mesure était jugée populiste par ses détracteurs. 

Ultime point de désaccord, les sondés, à 78%, sont en désaccord avec le refus du locataire de l'Elysée de ne pas revenir sur la suppression de l'ISF.

Les 35 heures divisent

Selon différentes sources, un allongement du temps de travail devait également être annoncé par Emmanuel Macron, sans que l'on sache, à l'heure actuelle, la forme que celui-ci devrait prendre

Là encore, les Français semblent divisés. Pour 50% d'entre eux, il faut revenir sur les 35 heures hebdomadaires alors que 49% des sondés sont en désaccord avec cette possibilité. Et quant au report de l'âge légal de départ à la retraite et à une possible suppression d'un ou deux jours féries, 70 et 78% des sondés sont en total désaccord avec ces idées. 

La question des gilets jaunes 

A l'aube du 23e week-end de mobilisation des gilets jaunes, la question des manifestations de ce samedi se posent également. Ainsi, ils sont 54% des sondés à estimer que les gilets jaunes doivent faire une trêve et ne pas manifester.

Dans le détail, cette question ne dépasse pas les appartenances politiques. Ainsi, 7 sympathisants sur 10 de la France insoumise souhaitent un prolongement du mouvement. A l'inverse, les sympathisants socialistes, de LaREM et des Républicains seraient plus enclins à voir un ralentissement du mouvement. 

Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet les 17 et 18 avril 2019. Échantillon de 1 003 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par régions et catégories d’agglomérations.

Hugo Septier