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Vers un remaniement la semaine prochaine? 

Nathalie Loiseau - Image d'illustration

Nathalie Loiseau - Image d'illustration - François Guillot/ AFP

La nomination de Nathalie Loiseau comme tête de liste LaREM pour les prochaines européennes devrait provoquer la démission de la ministre, et par conséquent un remaniement dans les jours à venir.

A quelques semaines des élections européennes qui se tiendront le 26 mai prochain, LaREM, l'une des dernières formations politiques à ne pas avoir dévoilé sa tête de liste pour le scrutin continental, devrait mettre fin au suspens ce lundi. Ainsi, c'est finalement Nathalie Loiseau, actuelle ministre chargée des Affaires européennes, qui devrait tenir le flambeau des ambitions présidentielles et ainsi provoquer un mini-remaniement. 

Après que l'option Agnès Buzyn a été sérieusement envisagée, c'est finalement cette haute-fonctionnaire, ancienne directrice de l'ENA, qui devrait être intronisée par le bureau exécutif du parti. Plus tôt en mars, cette dernière avait affirmé au cours d'un débat avec Marine Le Pen être "prête à être candidate."

"Nathalie en a envie. Elle a le profil, connaît l’Europe sur le bout des doigts. Sur la forme sa déclaration de candidature face à MLP était un peu cucul, mais le principal c’était qu’elle le dise" estime un proche d'Emmanuel Macron.

Quelques jours après ce débat, Nathalie Loiseau avait expliqué avoir cédé à d'"amicales pressions" pour prendre la tête de liste de la majorité présidentielle, après tout de même avoir été convaincue par son entourage. 

"On ne dit pas facilement ni à la légère au revoir à ce type de responsabilités" ministérielles, avait-elle déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney. 

Griveaux "fait tout pour sortir"

Ce mercredi, si le bureau exécutif valide ce projet de la commission nationale d’investiture, la ministre devrait démissionner de son poste dans la foulée, laissant ainsi planer la possibilité d'un remaniement qui pourrait avoir lieu d'ici mardi prochain.

Ce départ pourrait d'ailleurs ne pas être le seul. Le secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux dont les ambitions municipales ne sont pas un secret sera-t-il également tenté. Avec Mounir Mahjoubi, il est l'un de ceux qui, du côté du parti présidentiel, verrait d'un bon œil la conquête de la mairie de Paris

"Macron et Philippe ne veulent pas qu’il sorte maintenant, c’est trop tôt! Mais lui fait tout pour sortir", estime de son côté un député de la majorité.

Interrogé ce mercredi matin sur le sujet, Benjamin Griveaux a botté en touche. S'il avait assuré que sa décision serait connue au printemps, ce dernier a estimé que le Président de la République et le Premier ministre auraient la primeur de l'information. 

"Benjamin ne démissionnera que si le PR donne son feu vert", conclut un ministre, sous-entendant que ce n'était actuellement pas le cas.

Hugo Septier avec le service politique de BFMTV