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Élections européennes: LaREM réfléchit encore à sa tête de liste

L'hôpital verra son budget passer de 80 milliards d'euros à 82 milliards d'euros  cette année, a annoncé Agnès Buzyn.

L'hôpital verra son budget passer de 80 milliards d'euros à 82 milliards d'euros cette année, a annoncé Agnès Buzyn. - Guillaume Souvant-AFP

Le parti de la majorité a indiqué qu’une tête de liste serait annoncée début avril. Depuis plusieurs semaines, plusieurs noms circulent néanmoins pour mener la campagne des élections européennes, qui se tiendront le 26 mai.

À trois mois du scrutin pour les élections européennes, le choix de La République en Marche (LaREM), majoritaire à l’Assemblée nationale, se fait attendre. Tandis que tous les autres partis ont annoncé qui mènerait la bataille pour cette élection symbolique - la première depuis la présidentielle - le parti macroniste a pour sa part indiqué que le choix serait révélé entre fin mars et début avril. La campagne sera donc éclair pour LaREM, pour l’instant en tête des sondages avec 23% d’intentions de vote, selon la nouvelle grande enquête électorale réalisée pour le Cevipof et publiée lundi dans Le Monde.

Si un choix n’a pas encore été arrêté, plusieurs noms circulent cependant en coulisses. Et parmi toutes les possibilités évoquées, plusieurs reviennent particulièrement. Parmi ces noms, celui de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Selon plusieurs cadres du parti, cités dans Le Parisien, cette candidature “crédible” fait son chemin depuis quelques jours. Invitée sur RTL ce matin, la principale intéressée assure qu’elle n’y “réfléchit même pas”.

Agnès Buzyn, profondément "européiste"

Il s’agit selon elle de rumeurs: "Le président ne me l'a pas demandé. J'ai aujourd'hui une loi de santé qui passe au mois de mars, une très belle loi à porter. Après, circulent des noms dans la presse mais ce sont des spéculations. Je m'intéresserai à la question que si on me la pose mais pour l'instant ce n'est pas le cas", a-t-elle tranché. Mais si elle balaye cette possibilité, Agnès Buzyn a toutefois reconnu être profondément européiste:

"J'ai voté pour le président de la République en partie et en grande partie pour son combat européen. L'idée d'une Europe forte et rénovée pour qu'elle s'adapte aux souhaits des Européens qui sont ceux d'une Europe sociale, pas seulement une Europe des marchés", a-t-elle déclaré.

Avant elle, c’est Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui a semé le doute. Interrogée sur France 3 sur une possible candidature pour le 26 mai, la garde des Sceaux répond: “pourquoi pas”. Une hypothèse vite écartée par l’entourage de la ministre qui juge bon de préciser qu’elle est bien “à sa tâche”, selon le vocabulaire macroniste.

"Elle se rendra disponible"

Mais au gouvernement, un autre nom revient avec insistance: celui de Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes. Cette ancienne ministre juppéiste, qui connaît parfaitement ses dossiers, ferait office de “choix logique”. Prudent, l’entourage de Nathalie Loiseau fait cependant savoir “qu’elle n’est pas candidate”. "Mais elle se rendra disponible pour faire campagne comme elle le fait d'ores et déjà". 

Seul hic, cette ancienne directrice de l’ENA est “la madame Brexit” du gouvernement. Si elle part en campagne en mars, ce sera un mois avant la sortie du Royaume-Uni de l’Europe (prévue le 29 mars NDLR).

Quoi qu’il arrive, le dernier mot reviendra à Emmanuel Macron. Mais la rumeur veut que LaREM souhaite proposer un candidat chevronné, pour contrebalancer les profils jeunes - et peu expérimenté - des listes concurrentes. Si le nom de Brune Poirson, la secrétaire d’État à la Transition écologique, a un temps circulé, l’hypothèse a fait long feu. Cette dernière pourrait cependant être en troisième ou quatrième place sur la liste de LaREM.

Valentine Arama