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Pour Ciotti, "la caresse sur la nuque" de Macron par Hollande est révélatrice 

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, secrétaire général adjoint de Les Républicains (LR) et candidat aux législatives, est ce mardi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Invité ce mardi matin sur BFMTV et RMC, Eric Ciotti a "voté blanc" dimanche dernier. "Je n'ai pas voté pour Emmanuel Macron, j'ai appelé à faire barrage au Front national, très clairement, pas une voix pour madame Le Pen, qui a montré son vrai visage, son incapacité à diriger le pays, c'était flagrant dans le débat. Et en même temps, je n'ai pas voulu donner un blanc-seing à monsieur Macron".

Voulant justifier son choix du vote blanc, l'élu LR de Nice affirme qu'"il n'y avait pas de danger Front national" à cette présidentielle. "Si les sondages avaient donné 55/45, j'aurais voté monsieur Macron. Mais là, je ne voulais pas cautionner une personnalité qui pose des questions".

Il ajoute: "Je n'ai pas admis son message depuis Alger, contre la France coupable de crimes contre l'humanité (à propos de la colonisation, NDLR). Les appelés du contingent ne sont pas les complices d'un crime contre l'humanité. Je ne lui fais pas confiance non plus sur sa capacité à rompre avec François Hollande. Hier, la caresse sur la nuque, quand il le raccompagne dans sa voiture, était assez révélatrice de ce lien", analyse Eric Ciotti.

"Il ne nous détruira pas"

Quand Manuel Valls affirme que le Parti socialiste est mort, Eric Ciotti, lui, réplique que "le Parti socialiste est en marche", dans une référence au nom du mouvement d'Emmanuel Macron. "Tous les principaux ministres de monsieur Hollande et la plupart des parlementaires qui le soutenaient vont aller chez monsieur Macron. On voit bien que monsieur Macron va, de plus en plus, être le représentant de la gauche, c'est un homme de gauche". "Le meilleur moyen de faire en sorte que la prochaine fois, on n'ait pas l'impasse Front national, c'est qu'on ait une droite forte, qui assume ses valeurs", affirme-t-il. "Macron veut que face à lui, il n'y ait que l'extrémisme, de gauche ou de droite. Je m'y refuse".

"Emmanuel Macron, à bien des égards, a gagné sur une forme d'ambiguïté, sur son projet, sur ceux avec qui il va gouverner. On le voit bien, il est dans les petits débauchages", critique Eric Ciotti. "Il veut détruire Les Républicains. Il a détruit le PS, ça c'est fait. Mais nous, il ne nous détruira pas".

A.L.M.