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2017: Sarkozy voterait Hollande face à Le Pen

Nicolas Sarkozy jeudi matin sur BFMTV et RMC.

Nicolas Sarkozy jeudi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Nicolas Sarkozy ne votera pas pour Marine Le Pen, dans l'hypothèse où la patronne du Front national se retrouverait au second tour de la présidentielle 2017. Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, l'ancien chef de l'Etat laisse aussi entendre qu'il serait prêt à voter pour François Hollande, pour faire barrage au FN.

Nicolas Sarkozy ne donnera pas sa voix au Front national, si la situation doit se présenter au second tour de la présidentielle 2017. Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, le candidat à la primaire de la droite et du centre, tenant d'une ligne dure face à ses concurrents, a tenu à se démarquer de l'extrême droite.

François Hollande a fait savoir qu'en cas de duel entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, il voterait pour Nicolas Sarkozy. Interrogé sur son choix dans l'hypothèse d'un duel de second tour entre François Hollande et la patronne du FN, l'ancien chef de l'Etat ne marque aucune hésitation: "Je n'ai jamais voté pour le Front national, je n'ai pas l'intention de le faire. C'est clair".

"Une barrière infranchissable"

Dans une telle configuration, Nicolas Sarkozy laisse aussi entendre qu'il serait prêt à voter pour François Hollande pour faire barrage au Front national, mais "pas de gaieté de cœur", précise-t-il.

"Je pense qu'entre nous (Les Républicains, Ndlr) et le Front national, il y a une barrière infranchissable. Pour eux, l'immigration, c'est un problème de principe. Pour moi, c'est un problème de nombre. Ce n'est pas tout à fait la même chose".

Interrogé un peu plus tôt sur le démantèlement de la "Jungle" de Calais et la répartition des migrants dans les régions de France, Nicolas Sarkozy, tout en restant sur une ligne dure, affirme que "la France doit continuer à accueillir des réfugiés politiques. Sans l'ombre d'une hésitation. C'est la tradition française". Avec cette précision: le candidat à la primaire à droite juge le statut de réfugié politique "détourné".

Alexandre Le Mer