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Immigration: une affiche de Decathlon crée la polémique

enseigne d'un magasin decathlon à Villeneuve-d'Ascq (Nord)

enseigne d'un magasin decathlon à Villeneuve-d'Ascq (Nord) - PHILIPPE HUGUEN - AFP

Placardée un temps sur la façade du magasin Decathlon d'Ajaccio, une affiche a soulevé la controverse. L'enseigne l'a depuis mise à bas mais la polémique peine à s'éteindre.

Ces derniers jours, une affiche disposée sur l’un des magasins du groupe Decathlon a soulevé la polémique…et quelques commentaires, outrés ou déplacés. A tel point que l’enseigne a dû retirer son poster en catastrophe. Sur la publicité, des cartouches de fusils de chasse sont surmontées par un rapace, toutes ailes déployés. La légende explicite le message de la réclame: "Spéciale migration".

Quand Decathlon ne met pas à fond les formes

S’il s’agit d’évoquer la chasse aux oiseaux migrateurs, l’actualité a poussé de nombreux internautes à se demander si la boutique d’articles de sport n’avait pas cherché à faire une blague particulièrement douteuse évoquant les migrants.

De nombreux comptes d’extrême-droite ont fait leurs choux-gras de cette image. A vrai dire, il a fallu que le site d’informations parodique belge Nordpresse dresse un photomontage où l’on voit la publicité de Decathlon aux côtés de l’affiche anti-migrants promue par la municipalité de Robert Ménard à Béziers (Hérault) pour que la controverse prenne son essor. C’est surtout dans le nord que l’affaire a pris.

L'affiche devient virale

Le collectif "Sauvons Calais" qui explique sur son site vouloir "refuser l’immigration" a partagé l’affiche sur son mur Facebook le 12 octobre, récoltant 20.000 partages et 1.000 commentaires environ, signale Nord-Littoral. Le quotidien nordiste souligne que c’est à ce moment là que des internautes ont attiré l’attention de Decathlon sur son faux-pas.

Maladresse locale, écho national

L’affiche, précise l’enseigne, n’était qu’une communication locale et n’avait été placardée que sur le mur de la succursale d’Ajaccio, en Corse. Selon la chaîne, l’affiche n’avait pas non plus vocation à se retrouver sur une façade.

Le moins que l’on puisse dire en tout cas c’est que le Community Manager de la société ne chôme pas et doit désormais faire face à de nombreuses apostrophes sur les réseaux sociaux, bien que l’affiche ait été retirée dans la matinée du 13 octobre, à Ajaccio. La précaution n’a pas suffi et le micmac a déjà rencontré un écho national. Ce vendredi matin, il était ainsi évoqué dans la matinale d’Europe 1.

R.V