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Affiches anti-migrants à Béziers: le parquet ouvre une enquête

Robert Ménard, le maire de Béziers

Robert Ménard, le maire de Béziers - BFMTV

Après la campagne d'affichage hostile aux migrants lancée par le maire de Béziers, Robert Ménard, une enquête a été ouverte par le parquet pour déterminer si ces faits peuvent être pénalement condamnés.

Le parquet de Béziers, dans l'Hérault, a annoncé qu'une enquête avait été ouverte à la suite de la campagne d'affichage anti-migrants lancée dans sa ville par le maire apparenté FN Robert Ménard. "Dès à présent, le SRPJ (Service régional de police judiciaire, ndlr) de Montpellier a été saisi par le parquet pour enquête", indique mercredi dans un communiqué le parquet de Béziers. 

"A la suite de la campagne d'affichage (...), la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Dilcra) a exprimé son intention de saisir le parquet de Béziers, pour ces faits susceptibles d'être constitutifs de l'infraction de provocation à la discrimination ou à la haine raciale", rappelle-t-il.

"Ça y est ils arrivent..."

La Dilcra avait annoncé saisir le parquet devant "ce qui constitue de manière flagrante une provocation à la haine". L'association SOS Racisme avait déclaré avoir pris une initiative similaire. L'enquête du parquet devra déterminer si ces faits sont pénalement caractérisés. 

"Ça y est ils arrivent... Les migrants dans notre centre-ville", peut-on lire sur des affiches placardées mardi dans la ville dirigée par Robert Ménard. La photo représente des hommes noirs, barbus ou la tête couverte d'une capuche, massés devant la cathédrale de Béziers. Elle est surmontée de la phrase: "L'État nous les impose". L'affiche a provoqué de nombreuses critiques, notamment sur les réseaux sociaux, où elle a été détournée. 

C.V. avec AFP