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Macron interpellé sur le "progrès social" devant la statue de Clemenceau

Interpellé par une femme devant la statue de Georges Clemenceau lors des commémorations du 11-novembre à Paris ce samedi, Emmanuel Macron a assuré être "pour le progrès social mais celui que l'on sait se construire".

Après le dépôt de la gerbe devant la statue de Georges Clemenceau à Paris à l'occasion des commémorations du 11-novembre, Emmanuel Macron a été interpellé ce samedi par une femme au moment où le chef de l'État lui serrait la main.

"J'ai deux étudiants, 21 et 24 ans. Ils vont payer pendant combien d'années pour la dette de la France et les retraites de leurs parents qui auront travaillé quarante ans pour avoir une retraite potable?" lui a-t-elle demandé.

"On va pas sauter comme des cabris sur une chaise"

Le président de la République lui a répondu: "Ils auront tous le droit à une retraite potable et on doit se retrousser les manches pour relever ce beau pays." Son interlocutrice, membre de la société des amis de Georges Clemenceau, a alors poursuivi:

"J'ai travaillé jusqu'à 67 ans, j'ai commencé à 19 ans. Mon grand-père a fait deux guerres et a travaillé jusqu'à 75 ans. Mais bon c'est pas un progrès social".

"Le progrès social, c'est celui qu'on peut se payer soi", a tenté de rétorquer Emmanuel Macron sans pouvoir finir sa phrase. "Ça, tout à fait d'accord." Le locataire de l'Élysée a alors poursuivi: "Comme dirait le Général, on va pas sauter comme des cabris sur une chaise en disant 'progrès social, progrès social' si on ne sait pas se le payer."

"Pour le progrès social que l'on sait se construire"

Un sujet sur lequel son interlocutrice semblait partager le même avis. "Tout à fait d'accord, je ne suis pas une femme de gauche."

"C'est pas chez moi que vous trouverez ce genre de critère. Je suis pour le progrès social mais celui que l'on sait se construire. Parce que si on honore des hommes comme Clemenceau, car c'est parce que nous aimons un pays qui se tient droit mais qui sait justement construire plus grand que lui-même, mais d'abord se tenir lui-même", a développé le chef de l'État. 

"Courage", a conclu son interlocutrice, qui a assuré à BFMTV avoir "apprécié" que le président prenne le temps de lui répondre et s'est par ailleurs dite convaincue par ses arguments. "Donc nous continuerons, mais je ferai le maximum pour vos deux étudiants", a ajouté Emmanuel Macron.
Céline Hussonnois-Alaya