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Emmanuel Macron giflé lors d’un bain de foule: le précédent de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy attrapé par le col lors d'un déplacement dans le Lot-et-Garonne, en juin 2011.

Nicolas Sarkozy attrapé par le col lors d'un déplacement dans le Lot-et-Garonne, en juin 2011. - AFP

Le chef de l'Etat a été giflé ce mardi lors d'un déplacement dans la Drôme. Une scène qui n'est pas sans rappeler les agressions physiques ciblant Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls il y a quelques années.

La séquence a suscité l'indignation d'une large partie de la classe politique. En déplacement ce mardi à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, Emmanuel Macron a été giflé par un homme alors qu'il venait saluer la foule peu après une visite dans un lycée hôtelier. Deux personnes ont été interpellées, selon nos informations.

Sarkozy attrapé par le col en 2011

Ce n'est pas la première fois qu'une agression physique de ce type vise une personnalité politique de premier plan. En juin 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait été violemment agrippé par le col lors d'un bain de foule à Brax, dans le Lot-et-Garonne.

Jugé pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique" n'ayant pas entraîné d'incapacité, l'agent municipal de 32 ans responsable de cette agression avait écopé de six mois de prison avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve de trois ans, d'une obligation de soins en milieu hospitalier et d'un stage de citoyenneté de deux jours. Ce dernier avait par ailleurs indiqué avoir voulu pousser "un coup de gueule" plutôt que de "mettre un poing dans la gueule" du président.

Valls giflé en 2017

Plus récemment, en janvier 2017, Manuel Valls avait lui aussi été giflé par un jeune homme de 18 ans, cette fois lors d'un déplacement de campagne à Lamballe, dans les Côtes-d'Armor, dans le cadre de la primaire de la gauche. Présenté par l'entourage de l'ancien Premier ministre comme un jeune "appartenant à l'extrême-droite autonomiste bretonne", l'homme avait été interpellé et condamné à trois mois de prison avec sursis.

"Enfarinades" et "entartrages"

D'autres personnalités politiques ont par le passé été la cible d'"enfarinades" ou "entartages", voire de jets d'oeufs, à commencer par Emmanuel Macron lui-même lors de sa visite du Salon de l'Agriculture pendant la campagne présidentielle en mars 2017. Son concurrent dans la course à l'Elysée, François Fillon, avait pour sa part été recouvert de farine à son arrivée en meeting à Strasbourg, peu après sa mise en examen pour détournements de fonds et abus de biens sociaux en avril 2017.

Manuel Valls avait subi le même sort quelques mois plus tôt à Strasbourg lors de la primaire de la gauche. Tout comme François Hollande en février 2012, à Paris, alors qu'il participait à la remise du rapport de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement.

Ségolène Royal et Jean-Pierre Chevènement avaient quant à eux été entartés lors des campagnes présidentielles de 2002 et 2017. Des actions de protestation qui ont également visé ces dernières années François Bayrou, Gérard Collomb ou encore Lionel Jospin.

Anne Saurat-Dubois avec Paul Louis