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Juppé ne soutiendra pas un gouvernement Fillon avec Sens commun

François Fillon et Alain Juppé.

François Fillon et Alain Juppé. - GEORGES GOBET - AFP

Le maire de Bordeaux a redit en privé son hostilité au mouvement issu de la Manif’ pour tous, selon Le Canard Enchaîné.

Alain Juppé et Sens commun, ça fait deux. A en croire Le Canard Enchaîné paru ce mercredi, le maire de Bordeaux a de nouveau exprimé devant "ses amis" sa franche opposition au mouvement issu de la Manif’ pour tous. Il les a prévenus en ces termes:

"Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition".

Un message adressé à François Fillon, qui a déclaré ces derniers jours ne pas exclure d’intégrer des personnalités issues de Sens commun à son gouvernement, s’il était élu président de la République.

Le candidat de la droite à la présidentielle a réaffirmé cette hypothèse mardi, dénonçant la "police de la pensée" dirigée selon lui contre le groupe d’inspiration catholique, par ailleurs rattaché au parti Les Républicains.

Un déplacement avec Fillon aujourd'hui

Alain Juppé, de son côté, a souvent mis en garde contre cette organisation dénoncée comme réactionnaire par ses détracteurs. "Je me sens plus proche du Pape François que de Sens commun et de la Manif’ pour tous", avait-il notamment twitté au lendemain du premier tour de la primaire à droite.

Malgré ses divergences avec François Fillon, Alain Juppé continue de manifester son soutien au candidat de sa famille politique à la présidentielle. Il doit l'accompagner ce mercredi lors d'un déplacement de campagne dans les locaux de Deezer, une plateforme d'écoute de musique en streaming, selon RTL.

François Fillon et Alain Juppé devaient initialement se rendre à l'école 42, l'école de programmation informatique lancée par Xavier Niel, mais ils ont dû annuler devant l'hostilité des élèves, d'après la station de radio.

Alain Juppé avait été battu par François Fillon fin novembre au deuxième tour de la primaire de la droite. Après avoir envisagé un temps de le remplacer, au cas où l'ex-Premier ministre se désisterait en raison du "Penelopegate", le maire de Bordeaux avait finalement définitivement renoncé à être un recours.

G. de V.