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Démissions: "une véritable Bérézina" pour Macron, selon Philippot

Le vice-président du Front national Florian Philippot à Laon, dans le nord-est de la France

Le vice-président du Front national Florian Philippot à Laon, dans le nord-est de la France - François NASCIMBENI, AFP

Pour Florian Philippot le vice-président du Front national, les multiples démissions du gouvernement s'apparentent à "une véritable Bérézina" pour Emmanuel Macron.

la vague de démission qui touche le gouvernement, s'apparente à "une véritable Bérézina" pour Emmanuel Macron qui "agit contraint et forcé", a jugé mercredi le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot, candidat malheureux aux élections législatives dans la sixième circonscription de Moselle.

"J'ai le sentiment que ce qui devait être au départ un simple remaniement technique, classique au lendemain des législatives se transforme en véritable Bérézina pour ce gouvernement et pour Emmanuel Macron lui-même", a réagi Florian Philippot sur franceinfo.

"Manque d'adhésion manifeste"

"On nous avait promis de nouvelles pratiques, la moralisation, les enquêtes qui allaient nous permettre d'avoir des gouvernements merveilleux", a-t-il ironisé.

"Bérézina, car on sort quand même d'élections législatives qui ont connu un taux d'abstention absolument historique, un manque d'adhésion manifeste alors qu'il vient d'être élu, ce qui est quand même un énorme problème pour l'exécutif et pour Emmanuel Macron. En réalité, Emmanuel Macron agit contraint et forcé", a-t-il poursuivi.

Pour le député européen, "il reste Muriel Pénicaud dans ce gouvernement qui à mon avis ne pourra pas rester puisqu'elle est elle-même citée dans l’affaire des appels d'offre de Havas".

La nomination de Ferrand à la tête du groupe "peu tenable"

L'enquête sur l'organisation d'un déplacement d'Emmanuel Macron, alors ministre, à Las Vegas en janvier 2016 s'est accélérée mardi avec une série de perquisitions au siège du groupe Havas et de l'agence Business France, accusée de favoritisme dans cette affaire et dirigée à l'époque par l'actuelle ministre du Travail.

Par ailleurs, "la nomination de Richard Ferrand à la tête du groupe la République en marche à l'Assemblée nationale me paraît peu tenable", a jugé Florian Philippot. Lundi, Emmanuel Macron a demandé à Richard Ferrand, qui fait l'objet d'une enquête préliminaire pour une transaction immobilière impliquant son épouse, de quitter le gouvernement pour prendre la tête du groupe REM au Palais-Bourbon.

G.D. avec AFP