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"Aucun problème" pour que Bayrou reste au gouvernement, assurait Philippe mardi

François Bayrou a annoncé ce mercredi matin qu'il quitte son poste de ministre de la Justice au sein du gouvernement. Mardi matin, sur notre antenne, le Premier ministre assurait pourtant qu'il avait "vocation" à faire partie du gouvernement.

Le Premier ministre a-t-il appris la démission de François Bayrou par surprise, ce mercredi matin? Le garde des Sceaux a annoncé en début de matinée qu'il quittait sa fonction au sein du gouvernement, alors que son parti, le MoDem, est visé par une enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs.

Dans la foulée, le MoDem a annoncé que Marielle de Sarnez quittait elle aussi son poste de ministre des Affaires européennes, pour président le groupe du parti à l'Assemblée. Des annonces qui interviennent au lendemain de la décision de Sylvie Goulard de démissionner de son poste de ministre des Armées.

Pourtant, pas plus tard que mardi matin, Edouard Philippe avait assuré, sur BFMTV et RMC, n'avoir, "aucun" problème avec le ministre de la Justice. "François Bayrou a vocation à être au gouvernement", avait-il martelé, tout en confirmant le départ du ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, auquel Emmanuel Macron a demandé lundi de partir pour briguer la président du groupe La République en marche, à l'Assemblée.

Depuis quand l'exécutif était-il au courant?

L'exécutif était-il au courant à l'avance de ces départs? Pour l'éditorialiste politique de BFMTV Laurent Neumann, les Français ont été "roulés dans la farine". "Je pense qu'on nous a raconté des histoires depuis au moins trois jours, depuis au moins le soir des résultats du deuxième tour des législatives", estime-t-il, faisant valoir que dans le cas de Sylvie Goulard, l'Elysée était au courant "avant le week-end". 

"En revanche, il y a eu une longue hésitation pour la décision concernant Marielle de Sarnez et ce matin pour François Bayrou", nuance Laurent Neumann. "La décision personnelle de Sylvie Goullard de placer l'Etat au-dessus de tout, a mis la pression sur François Bayrou, qui je le rappelle est garde des Sceaux et défenseur d'une loi sur la moralisation de la vie publique". 

A.S.