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Déplacement de Macron à Las Vegas en 2016: perquisitions chez Havas et Business France

Emmanuel Macron le 12 juin 2017 sur le perron de l'Élysée

Emmanuel Macron le 12 juin 2017 sur le perron de l'Élysée - Lionel Bonaventure-AFP

Dans le cadre de l'enquête sur l'organisation d'un déplacement à Las Vegas d'Emmanuel Macron en 2016, des perquisitions ont été menées ce mardi matin au siège du groupe publicitaire Havas et de l'agence nationale Business France.

Des perquisitions ont été menées ce mardi matin au siège du groupe publicitaire Havas et de l'agence nationale Business France dans le cadre de l'enquête sur l'organisation d'un déplacement en janvier 2016 à Las Vegas d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, ont indiqué à l'AFP des sources proches de l'enquête.

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte à la mi-mars par le parquet de Paris, après des soupçons de dysfonctionnements dans l'organisation de cette opération. Elle avait été confiée au géant Havas, sans appel d'offres, par Business France, l'organisme d'aide au développement international des entreprises françaises alors dirigé par l'actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Les policiers de l'office anti-corruption (Oclciff) ont mené simultanément les perquisitions dans les locaux d'Havas à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, et ceux de Business France à Paris.

Un événement à 381.759 euros selon Le Canard enchaîné

Ce soir-là, en plein salon mondial de l'innovation technologique, Emmanuel Macron avait été ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up français. 

"Cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé", dénonçait Le Canard enchaîné dans son édition du 8 mars, qui précisait le coût de l'événement: "381.759 euros, dont 100.000 rien que pour l'hôtel".

En se basant sur les conclusions de l'Inspection générale des finances, l'hebdomadaire estimait que Business France ou certains de ses salariés "pourraient être incriminés pour 'favoritisme'" et Havas France ou ses dirigeants "au titre de la complicité ou du recel".

Emmanuel Macron "totalement hors de cause"

Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l'Économie "sont totalement hors de cause", avait affirmé son successeur à Bercy Michel Sapin le 8 mars, relevant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". 

L'organisme a reconnu sa responsabilité, en affirmant que "le choix d'un prestataire capable de prendre en charge l'organisation de l'événement aux US et les actions de communication associées (...) avaient été faits selon une procédure pouvant potentiellement être affectée d'irrégularité".

C.H.A. avec AFP