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Macron à Las Vegas: ouverture d'une enquête préliminaire pour favoritisme

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron - Benjamin Cremel - AFP

Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel. Les investigations portent sur une soirée organisée le 6 janvier 2016 à Las Vegas, à laquelle participait Emmanuel Macron. L'événement aurait été organisé sans appel d'offres.

Le candidat n'est pas directement visé, mais la nouvelle n'en est pas moins mauvaise pour la campagne d'Emmanuel Macron. Une enquête préliminaire a été ouverte lundi par le parquet de Paris pour favoritisme concernant l'organisation d'une soirée à Las Vegas à laquelle a participé le candidat lorsqu'il était ministre de l'Economie, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de France Inter. Cet événement aurait été organisé le 6 janvier 2016 sans appel d'offres. 

Dans son édition du 8 mars, Le Canard enchaîné révélait que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonnait un délit de favoritisme concernant l'organisation de cette soirée. Le parquet a été saisi ce même jour, le 8 mars, après le signalement de l'IGF.

Ce soir-là, en plein CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, le grand salon mondial de l'innovation technologique, Emmanuel Macron avait été ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up français. 

Une soirée à 381.759 euros

"Cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé", écrivait l'hebdomadaire, qui précisait le coût de l'événement: "381.759 euros, dont 100.000 rien que pour l'hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit".

En se basant sur les conclusions de l'IGF, le Canard estimait que Business France ou certains de ses salariés "pourraient être incriminés pour 'favoritisme'" et Havas France ou ses dirigeants "au titre de la complicité ou du recel".

Charlie Vandekerkhove avec Sarah-Lou Cohen