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Campagne en ligne: Mélenchon écrase Hamon dans le match des vues

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. - JOEL SAGET / AFP

Mercredi soir, le meeting de Jean-Luc Mélenchon au Havre a été largement plus suivi sur Facebook et Youtube que celui de Benoît Hamon à Lille.

130.000 contre 4.660 sur Youtube, 420.000 contre seulement 98.000 sur Facebook. Le score est sans appel: dans le match des gauches, Jean-Luc Mélenchon a un large avantage en ligne sur Benoît Hamon. L'audience de la vidéo du meeting de Jean-Luc Mélenchon au Havre mercredi soir écrase celle de Benoît Hamon à Lille au même moment. Alors que le candidat socialiste voit s'éloigner le leader de la France insoumise dans les sondages, la différence entre les forces de frappes des deux hommes sur les réseaux sociaux est susceptible d'accentuer le décrochage du vainqueur de la primaire.

Sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin compte 780.000 likes, contre 156.000 pour Benoît Hamon. Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon est suivi par plus d'un million de personnes, contre 358.000 pour le candidat socialiste. Enfin, la vidéo la plus vue du candidat à l'hologramme totalise 637.000 vues, contre 53.000 pour l'ex-ministre de François Hollande. Surtout, le premier compte 250.000 abonnés (qui verront apparaître les nouvelles vidéos sur la page d'accueil du site), contre 6.000 pour le second.

Temps de parole alternatif

Si cet écart de popularité numérique s'explique en partie par la différence de notoriété entre un Jean-Luc Mélenchon nettement identifié comme prétendant à l'Elysée et un Benoît Hamon moins connu du grand public avant la primaire de la gauche, il est également le fruit d'une stratégie de longue date du candidat de la France insoumise. Quand la plus vieille des 211 vidéos de Benoît Hamon sur Youtube date d'un an, la plus ancienne des 450 vidéos de Jean-Luc Mélenchon date, elle, d'il y a cinq ans. 

Alors que le temps de parole des candidats dans les médias audiovisuels est strictement décompté pendant la campagne officielle, Jean-Luc Mélenchon peut au contraire exploiter son avance en ligne pour enclencher un effet de démultiplication, lié à la viralité des contenus sur les réseaux sociaux.

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Benoît Hamon

Louis Nadau