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Patrick Balkany: la Cour d'appel de Paris rejette une nouvelle fois sa demande de remise en liberté

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La Cour d'appel de Paris a estimé que le maintien en détention du maire de Levallois-Perret était l'unique garantie qu'il se présente devant la justice lors de son procès en appel pour blanchiment qui s'ouvrira le 3 février.

Incarcéré depuis le 13 septembre, jour de sa condamnation à quatre ans de prison pour fraude fiscale en première instance, avant d'être également condamné à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé, Patrick Balkany s'est vu refuser pour la troisième fois sa demande de remise en liberté.

Une décision rendue ce lundi par la Cour d'appel de Paris qui a considéré que le fait de le maintenir en détention était l'unique garantie qu'il comparaisse à son procès en appel pour blanchiment qui débutera lundi 3 février, et le seul moyen pour faire cesser l'infraction.

"On nous invoque deux virements dont on ne nous avait jamais parlé auparavant qui signifieraient que Patrick Balkany a encore de l'argent je ne sais où. Ce sont à chaque fois des nouveaux arguments invoqués. Je vais éventuellement déposer une nouvelle demande de remise en liberté, et on invoquera probablement autre chose la prochaine fois. Ce n'est évidemment pas satisfaisant du tout", a réagi au micro de BFMTV son avocat Romain Dieudonné, qui s'inquiète de son état de santé.

"J"accuse la justice de vouloir tuer mon époux"

Interrogée sur notre antenne, son épouse Isabelle Balkany s'est dite "désespérée et folle de rage". "J"accuse la justice de vouloir tuer mon époux", a-t-elle déclaré, confiant que Patrick Balkany était "dans un état de fatigue incroyable". "Il est effondré, il est en danger mortel", a-t-elle répété. La Cour d'appel de Paris a toutefois estimé que l’administration pénitentiaire avait fait preuve de réactivité et qu’il n’y a pas de craintes qui pèsent sur la prise en charge de l’état de santé du détenu.

Patrick Balkany, qui a renoncé à se présenter aux prochaines municipales à Levallois-Perret, est hospitalisé presque sans discontinuer depuis le 12 décembre. Son procès en appel pour fraude s'est tenu sans lui (la décision sera rendue le 4 mars). Si sa demande de remise en liberté sur le volet de la fraude fiscale a été acceptée fin octobre, elle a été assortie d'une caution de 500.000 euros que la Cour d'appel a refusé ce lundi d'abaisser ou de supprimer. 

Justine Chevalier, avec Mélanie Rostagnat