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La Cour d'appel accepte la première demande de remise en liberté de Patrick Balkany

Incarcéré depuis six semaines après deux condamnations, le maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany pourrait sortir de prison en attendant la tenue de son procès d'appel. La première de ses deux demandes de remise en liberté a été acceptée ce lundi.

C'est une première étape décisive pour Patrick Balkany. Les juges ont accepté ce lundi sa première demande de remise en liberté, estimant que celle-ci était "fondée". Condamné pour fraude fiscale et blanchiment aggravé, le baron des Hauts-de-Seine a fait appel et déposé deux demandes de remise en liberté - pour chacune de ses condamnations - afin de quitter la prison de la Santé dans l'attente de ses procès en appel

Un deuxième recours à examiner

Ce lundi, ni le baron des Hauts-de-Seine - qui a refusé d'être extrait de sa cellule de la maison d'arrêt de la Santé - ni ses avocats n'étaient présents au délibéré lorsque les juges ont accordé la mise en liberté avec placement sous contrôle judiciaire de l'élu. Celle-ci est assortie d'une obligation de ne pas sortir du territoire, de fixer sa résidence à Giverny (Eure), de ne pas se rendre à Paris et en région parisienne, de remettre son passeport, "sous réserve" du paiement d'un cautionnement de 500.000 euros et "sauf s'il est détenu pour autre cause", ce qui est le cas de Patrick Balkany. 

Mais pour que Patrick Balkany sorte effectivement de prison, les juges doivent encore accepter la deuxième demande. Patrick Balkany reste donc en prison le temps que les magistrats examinent le second recours. La prochaine date d'audience n'est pas encore fixée. 

"Je souffre énormément"

La semaine dernière, le maire de Levallois a justifié ces demandes en mettant en avant son "âge" et son "état de santé", évoquant notamment son opération "d'une tumeur dans le dos" et des fragilités cardiaques. Lors de l'audience, il est en effet apparu fatigué dans le box des prévenus, loin de la gouaille et de la superbe dont il avait fait montre lors du procès au printemps. 

"Je demande simplement un peu d'humanité, je souffre énormément, je voudrais sortir le plus rapidement possible pour me soigner et rester avec mon épouse", a-t-il résumé.

L'avocat général Serge Roques - qui avait requis l'incarcération de Patrick Balkany lors du procès devant le tribunal correctionnel - s'était dit "fermement opposé" à la mise en liberté du maire, "sous réserve d'une expertise médicale". Le représentant de l'accusation avait évoqué le 22 octobre un "risque de fuite" et la "propension certaine" de Patrick Balkany "à fuir ses responsabilités", estimant qu'il est "important de garantir sa représentation au procès en appel", prévu du 11 au 18 décembre pour la fraude fiscale.

Alexandra Gonzalez avec Ambre Lepoivre et AFP