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Soutiens d'élus PS à Macron: Cambadélis saisit la Commission des conflits

Jean-Christophe Cambadélis le 15 décembre 2015 à Paris.

Jean-Christophe Cambadélis le 15 décembre 2015 à Paris. - François Guillot - AFP

A l'issue d'une réunion du Bureau national ce jeudi, le Premier secrétaire du Parti socialiste a saisi la Commission des conflits du mouvement politique pour examiner les cas d'élus PS ayant apporté leur soutien à Emmanuel Macron.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a décidé jeudi soir de saisir la Commission des conflits du parti pour étudier le cas des élus apportant leur soutien à un autre candidat à la présidentielle que Benoît Hamon, a annoncé une porte-parole.

Cette décision est une "mesure exceptionnelle" en pleine campagne, et illustre "une volonté d'apaisement" afin "qu'on arrête de parler de quelle tête il faut couper", a indiqué la porte-parole Corinne Narassiguin, à l'issue d'un bureau national réunissant les cadres du parti. Elle a toutefois précisé lors d'un point de presse que la Commission des conflits, qui peut décider une suspension, exclusion ou autre réprimande, était "maître de son calendrier" et n'était pas compétente en matière d'investitures pour les législatives.

La question des investitures n'est pas réglée 

Concrètement, un élu PS ayant affiché son soutien à Emmanuel Macron - à l'exception de ceux lui ayant apporté leur parrainage ou ayant adhéré à son mouvement - pourra donc conserver son investiture pour l'heure. Corinne Narassiguin a aussi précisé qu'une nouvelle réunion du bureau chargé des investitures aurait lieu avant le premier tour de la présidentielle pour finaliser le cas des circonscriptions gelées, comme celle de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui a récemment apporté son soutien à Emmanuel Macron, et n'a donc pas pour l'heure été investi.

Le premier secrétaire a présenté aux membres du bureau quatre autres décisions non soumises au vote, détaillées par la porte-parole: la "condamnation ferme de ceux qui soutiennent ou rejoignent" Emmanuel Macron, le "retrait et remplacement des membres du bureau national qui ont pris position" en sa faveur, comme Gérard Collomb ou Christophe Caresche, le "rappel de l'interdiction de la double appartenance" à En marche! et au PS, et enfin le rappel du "retrait de l'investiture socialiste a ceux qui ont parrainé En marche! ou adhéré", sous peine d'exclusion s'ils se présentent quand même.

Corinne Narassiguin a indiqué que "plusieurs dizaines d'élus" ont parrainé Emmanuel Macron, et "quelques autres dizaines" appelé à voter en sa faveur.

R.V. avec AFP