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Quand Mélenchon dénonçait ceux "qui vont dans des planques où ils sont assurés d’être élus"

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale.

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Entre 2012 et 2017, le leader de la France insoumise semble avoir changé de tactique et de regard au sujet des candidats parachutés dans des circonscriptions imperdables...

En 2012, Jean-Luc Mélenchon fustigeait les candidats parachutés dans des circonscriptions imperdables. Aujourd'hui, il se présente à Marseille, où il est arrivé nettement en tête au premier tour de la présidentielle.

"Je vais à Hénin-Beaumont parce qu’il y a débat. C’est ça la noblesse de la politique. C’est pas les chefs qui vont dans des planques, dans des endroits où ils sont assurés d’être élus d’avance", déclarait Jean-Luc Mélenchon en 2012 sur France Inter, alors sur le point d'affronter Marine Le Pen directement dans le Nord-Pas-de-Calais, et être éliminé au premier tour de l'élection législatives.

Une mandature sans siège plus tard, le leader de la France insoumise a radicalement changé de tactique, annonçant, mercredi sur notre antenne, qu'il serait cette fois candidat à Marseille, où il est arrivé en tête lors du premier tour de l'élection présidentielle, comme à Toulouse ou à Lille.

L'ancien sénateur socialiste est arrivé en tête dans trois circonscriptions de Marseille, occupant la première place en moyenne pour l'ensemble de la ville. Dans la 4e, où Jean-Luc Mélenchon se présente, il a réuni de loin le plus grand nombre de bulletins (39,1%). Dans la 5e circonscription Jean-Luc Mélenchon a obtenu 25,1% des voix. Enfin, dans la 7e, il a obtenu 38,6% des suffrages. Pour autant, la partie n'est pas gagnée d'avance, et le socialiste Patrick Mennucci compte bien faire de la résistance.

"Des escales" plutôt que des parachutages

Le quatrième du premier tour de l'élection présidentielle (avec 19,5% des voix) se défend absolument d'être parachuté.

"Je suis partout chez moi, la France est ma patrie. (...) Je fais des escales dans l'existence comme beaucoup de Français, et vous savez, à Marseille, le nombre de gens qui sont là par escale", a-t-il affirmé sur notre antenne.

Jean-Luc Mélenchon, dont le mouvement a dévoilé la liste de ses candidats investis aux législatives, a l'habitude de ces "escales": dans l'Essonne pour un siège de sénateur (2004-2010) puis dans la circonscription européenne du Sud-Ouest depuis 2009.

Louis Nadau