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Artistes, syndicalistes et lanceurs d'alerte: qui sont les Insoumis investis aux législatives

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale.

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Les candidats de la France insoumise aux élections législatives ont été dévoilés, ce mercredi.

Jean-Luc Mélenchon a publié, ce mercredi, les noms de celles et ceux qui porteront les couleurs de son parti pour les élections législatives de juin. Avocats, militants, artistes ou encore des employés du social, ils sont 63% des candidats à être issus de la société civile. 

Parmi eux, Lionel Buriello, ancien salarié d'Arcelor Mittal à Florange et syndicaliste CGT, Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac mais aussi la championne du monde de kick-boxing, Sarah Soilihi, issue des quartiers nord de Marseille.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a aussi voulu une alliance politique large. Au moins 17 candidats viennent du PCF, six d'EELV, cinq du PS, 36 du mouvement Ensemble et 73 du Parti de Gauche.

Des avocats et des militants écologistes

Côté lutte, le parti de Jean-Luc Mélenchon a choisi des avocats engagés. Dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois, c'est le jeune avocat de WikiLeaks, Juan Branco, 27 ans, qui se présentera sous les couleurs de la France insoumise.

En Haute-Garonne, Claire Dujardin, avocate du collectif contre le barrage de Sivens portera les couleurs de la France Insoumise. Le projet initial de ce barrage a été définitivement abandonné en décembre 2015. Sa construction avait suscité une vive controverse et a été à l'origine de manifestations avec des heurts lors desquels le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué en octobre 2014. Un autre projet est aujourd'hui à l'étude. 

Autre combat écologiste sur lequel Jean-Luc Mélenchon se positionne, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La militante Katell Andromaque sera candidate en Loire-Atlantique pour défendre ses convictions.

Quant à la question du nucléaire, le parti investi Jean-Marie Brom, chercheur en physique nucléaire, et militant 'Sortir du nucléaire', en Alsace.

Des syndicalistes et des lanceurs d'alerte

De nombreux syndicalistes de la CGT ont aussi été investis. A l'instar d'Aurélien Motte, ancien métallurgiste, leader de la CGT, à l'usine de Sambre et Meuse, de Karine Monségu et Mehdi Kemoune, syndicalistes CGT à Air France.

D'anciens de Nuit Debout, mouvement citoyen lancé par François Ruffin pendant les manifestations contre la loi Travail ont également été investis. Hélène Bourlard, ancienne syndicaliste de la société Ecce, et membre de l'équipe du film Merci Patron! de François Ruffin également candidat en Picardie sous la bannière Picardie Debout; mais aussi Leila Chaibi, membre du Parti de gauche, ancienne candidate aux municipales à Paris, qui se décrit comme une des initiatrices du mouvement Nuit Debout. 

Enfin, au moins deux lanceurs d'alerte porteront les couleurs de la France Insoumise. Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac et Céline Boussié. Cette lanceuse d’alerte avait dénoncé des mauvais traitements sur des enfants handicapés dans un établissement du Gers

Des artistes et des employés du social

Egalement annoncés, l'humoriste Gérard Dahan et le musicien Philippe Virolle. Enfin des enseignants, des chercheurs mais aussi des employés dans le secteur social ont été présentés. Dans l'Oise, par exemple, Marie-Laure Darrigade, 44 ans, éducatrice spécialisée et Laurent Grenier, 30 ans, employé dans l’aide à la personne seront candidats sous la bannière de la France Insoumise. 

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il envisage de se présenter dans la seconde ville de France. A Marseille, le leader de la France Insoumise est arrivé premier avec 24,82% des suffrages, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron. 

Elodie Hervé