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Primaire à gauche: les candidats jugent le quinquennat de Hollande

"Inachevé", "contrasté" ou "fierté", lors du premier débat de la primaire à gauche, les candidats ont livré leur sentiment sur l'héritage du quinquennat de François Hollande.

Ils devaient répondre en un mot, ils en ont utilisé un peu plus. Ce jeudi, lors du premier débat télévisé de la primaire à gauche, le journaliste Gilles Bouleau a demandé aux sept candidats de livrer le terme désignant le mieux, selon eux, le bilan de François Hollande à l'Elysée. 

Arnaud Montebourg intarissable sur le sujet

Ouvrant la salve des réponses, Arnaud Montebourg s'est montré le plus disert sur le sujet: "Un bilan difficile à défendre mais qui contient des avancées: la COP21, le mariage pour tous, le tiers-payant généralisé, les carrières longues qui ont bénéficié de la retraite à 60 ans. Mais c'est un quinquennat qui a échoué sur le chômage."

Le président du Front démocrate, Jean-Luc Bennahmias, a été plus concis: "Peut mieux faire". Le vice-président de l'Assemblée nationale, le député élu en Loire-Atlanique François de Rugy, a lui aussi qualifié l'héritage laissé par le président sortant, et il est "contrasté" selon lui. Le parlementaire a aussitôt expliqué en quoi il jugeait l'action de l'exécutif mitigée: "Beaucoup de déception, d'insatisfaction par rapport aux espoirs de 2012". 

Manuel Valls est "fier"

L'avis de Benoît Hamon, proche des frondeurs, était attendu sur ce sujet. L'ex-ministre de l'Economie solidaire a adopté le ton du regret: "Mon sentiment le plus profond, c'est un sentiment d'inachevé, comme si, sur beaucoup de sujets, nous étions restés au milieu du gué."

Vincent Peillon est lui un "hollandais" orthodoxe. Son intervention l'a confirmé, et il a témoigné d'une certaine pondération: "C'est le sentiment d'une profonde incompréhension qui s'est établie avec le pays, avec ceux qui nous avaient soutenus. Parfois injuste parce qu'elle était liée à des maladresses politiques ou à l'évolution des choses mais cette incompréhension est allée jusqu'au bout, et donc la crise politique dont nous héritons, elle est très profonde."

Manuel Valls, ex-Premier ministre, n'a pas attendu la fin de la question pour s'exclamer: "Fierté! Fierté d'avoir servi les Français dans un moment très difficile, notamment, ne l'oublions jamais, face au terrorisme." Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche et ancienne ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme puis du Logement, a aussi donné son mot sur la politique du chef de l'Etat: "Responsabilité. Et un bilan qu'il convient de porter parce que beaucoup de réformes pour redresser le pays ont été entreprises."

Robin Verner