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Pour Le Pen, Macron "pense qu'il peut leurrer les Français"

EXCLU BFMTV - Après les annonces d'Emmanuel Macron jeudi soir, Marine Le Pen juge que "sa pensée n'est pas construite" et dit "comprendre que ceux qui manifestent tous les samedis continuent à être déçus".

La présidente du Rassemblement national a réagi ce vendredi, en marge d'une conférence à Copenhague, aux annonces faites par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l'Elysée.

"On voit bien qu'en réalité, il ne veut pas changer, il le dit sans le dire", a estimé Marine Le Pen en exclusivité au micro de BFMTV. "Il se trouve des excuses, il s'auto-justifie, se lance des fleurs, mais il ne changera pas, car il est fondamentalement convaincu d'avoir raison", a-t-elle jugé.

Pour elle, le Président "accorde quelques miettes par-ci, par-là, mais il annonce en réalité que le coup de rabot va continuer, (...) pour les retraites, pour l'indemnisation du chômage…". "Je crois qu'unanimement ces mesures sont jugées extrêmement décevantes par rapport aux pré-annonces qui avaient été faites" a-t-elle estimé.

"Il pense qu’une élection, c’est une machine où on appuie sur des boutons

Une occasion pour la présidente du Rassemblement national de se situer aux côtés des gilets jaunes et autres protestataires. "Je comprends que ceux qui manifestent tous les samedis continuent à être déçus et qu'ils soient le 1er mai très nombreux", a-t-elle lancé.

Si Marine Le Pen dit "attendre de voir le détail" des mesures, elle estime que "le modèle" du chef de l'Etat "conteste l'enracinement, les frontières" et la "souveraineté nationale".

"Il pense qu’une élection, c’est une machine où on appuie sur des boutons et où il suffit de prononcer des mots", a-t-elle critiqué. L'élue RN du Pas-de-Calais juge "sa pensée (...) pas construite": "Il pense qu'il peut leurrer les Français, mais je crois que le peuple est assez lucide."
Benjamin Duhamel