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Nicolas Sarkozy veut changer le nom et l'organisation de l'UMP

Nicolas Sarkozy à Doha, au Qatar, en décembre 2012.

Nicolas Sarkozy à Doha, au Qatar, en décembre 2012. - Karim Jaafar - Al-Watan Doha - AFP

L'ancien chef de l'Etat a exposé les grandes lignes de ses projets pour l'UMP, dont il brigue la présidence, dans un entretien au JDD.

A quelques heures de son intervention télévisée au 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de vouloir changer l'UMP sous sa forme actuelle, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. "Je vais changer le nom du parti, mettre en place une nouvelle organisation, installer une rélève et faire revenir les adhérents et donateurs pour redresser les comptes", a ainsi déclaré l'ancien chef de l'Etat.

"Ils ne pourront plus me rattraper"

"Si je réussi cette nouvelle formation, ils (Juppé et Fillon) ne pourront plus me rattraper", a par ailleurs estimé Nicolas Sarkozy, qui a, en revanche, décidé de garder les locaux. "On ne va pas les vendre en pleine crise immobilière", a-t-il précisé.

Concernant sa présence à la télévision dimanche soir, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il ne voulait "être agressif avec personne" et qu'il était "sans arrogance ni esprit de revanche". "Je n'annoncerai pas que je suis candidat à la présidentielle", a-t-il indiqué, ajoutant que "ce sera un autre temps. L'étape d'aujourd'hui, c'est de remettre ma famille politique au travail".

"Pas envie de ressembler" à Hollande

Interrogé sur son rôle en tant que futur chef de l'opposition, l'ex-président de la République a expliqué qu'il ne sera "pas agressif" à l'égard de François Hollande, "comme lui à mon endroit". "Je n'ai pas envie de lui ressembler", a-t-il ajouté.

A propos des affaires auxquelles il doit faire face, il s'est expliqué : "Je suis sorti de Karachi. J'ai été blanchi dans Bettencourt. Sur la Lybie, ils (les juges) savent que les documents sont faux". "Quant à Bygmalion", a-t-il ajouté, "c'est moi qui suis la victime. Chacun sait que ce n'est pas un système dédié à Sarkozy". Près de deux ans et demi après sa défaite, Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi son retour en politique et sa candidature à la présidence de l'UMP, mettant ainsi le cap sur 2017. 

A.S. avec AFP