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Ces affaires qui pourraient gêner le retour de Sarkozy

Un partisan de l'UMP tient une affiche de campagne de l'ex candidat Nicolas Sarkozy, ce 30 août 2014 au Touquet, lors du campus des Jeunes UMP.

Un partisan de l'UMP tient une affiche de campagne de l'ex candidat Nicolas Sarkozy, ce 30 août 2014 au Touquet, lors du campus des Jeunes UMP. - Philippe Huguen - AFP

Il devrait briguer la présidence de l'UMP le 29 novembre prochain. Mais plusieurs affaires pourraient compromettre  à plus ou moins brève échéance l'avenir politique de Nicolas Sarkozy.

Alain Juppé voit déjà en lui son "principal concurrent", Jean-François Copé appelle ses proches à se grouper derrière lui, Laurent Wauquiez fait faux bond à François Fillon pour le soutenir... Le grand retour de de Nicolas Sarkozy et sa candidature à la présidence de l'UMP, le 29 novembre prochain, ne sont qu'une question de jours. 

Son avenir politique est-il assuré pour autant? Le nom de l'ancien président est cité dans plusieurs dossiers judiciaires, dont le dernier en date concerne des vols en jet privé facturés à la société de son ami Stéphane Courbit. Et certains pourraient compromettre, à brève échéance, son retour aux affaires. Revue de détail.

L'affaire des écoutes. La justice soupçonne l'ex-président d'avoir tenté, avec l'appui de son avocat Thierry Herzog, d'obtenir des informations dans une procédure le concernant auprès d'un magistrat, Gilbert Azibert, contre une promesse d'intervention pour un poste prestigieux. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour "corruption active", "trafic d'influence" et "recel de violation du secret professionnel". Selon Libération, il pourrait être renvoyé devant un tribunal correctionnel dès l'année prochaine. Et se voir frappé d'une peine d'inéligibilité.

L'affaire Bygmalion. Cette société tenue par deux proches de Jean-François Copé a établi un système de fausses factures et de double comptabilité, permettant à l'UMP de camoufler l'explosion des comptes de campagne du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy. Trois juges financiers sont en charge de l'enquête. Pour le moment, rien ne prouve que Nicolas Sarkozy était au courant; Jérôme Lavrilleux, cheville ouvrière de sa campagne qui a avoué le subterfuge, jure que le candidat ne savait rien. L'ex président devrait néanmoins être entendu prochainement. Et selon Libération, qui cite une source proche du dossier, des mises en examen pourraient survenir au début de l'automne. 

L'affaire Kadhafi. C'est la troisième affaire où le nom de Nicolas Sarkozy est directement cité. Depuis avril 2013, les juges du parquet financier enquêtent sur des accusations de financement de la campagne de 2007 par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Parmi les ex-dignitaires libyens, certains ont évoqué ce financement sans fournir d'élément matériel. D'autres ont démenti. Pour le moment, aucune preuve incontestable n'est venu étayer ces soupçons de financement occulte. Mais si ceux-ci s'avéraient, Nicolas Sarkozy se trouverait directement exposé.

Enfin, d'autres dossiers pourraient toucher l'ancien président par le biais de ses proches: son conseiller Patrick Buisson impliqué dans l'affaire des sondages de l'Elysée, Claude Guéant dans l'affaire Tapie, Edouard Balladur et François Léotard dans l'affaire Karachi ou encore - dernière affaire en date - son ami Stéphane Courbit pour des soupçons d'abus de biens sociaux en marge de l'affaire "Air cocaïne".

M. T.