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Quand Fillon a failli créer son propre parti

François Fillon, ici à l'Assemblée le 4 mars, a failli quitter l'UMP pour fonder son propre parti.

François Fillon, ici à l'Assemblée le 4 mars, a failli quitter l'UMP pour fonder son propre parti. - Loïc Venance - AFP

L'ancien Premier ministre François Fillon raconte dans le magazine Society qu'il a un temps pensé à rompre totalement avec l'UMP pour fonder son propre parti. Avant de reculer au dernier moment.

François Fillon est-il passé à côté de son destin politique? L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy explique dans le magazine Society avoir déjà pensé à rompre avec l'UMP. A l'époque, nous sommes en novembre 2012 et Jean-François Copé a pris la présidence du parti au terme d'une guerre fratricide des plus déchirantes.

"La question s'est posée: est-ce qu'il fallait à ce moment-là rompre totalement avec l'UMP? J'avais créé un groupe puissant à l'Assemblée nationale, la majeure partie de mes amis m'auraient suivi", assure-t-il. "Mais au dernier moment, nous avons renoncé à franchir le pas, au nom de l'unité politique de notre famille".

Mais aussi, François Fillon l'admet, par "peur d'être marginalisé. Et aussi de me retrouver accusé de la divisions et donc de l'échec de l'UMP". L'éphémère groupe R-UMP, né en novembre 2012 à l'Assemblée, a été dissout en janvier 2013. Et François Fillon donne même l'impression de regretter sa décision: "aujourd'hui, quand je vois la crise que traversent les deux grands partis politiques, je me dis que j'ai peut-être raté une occasion".

Najat Vallaud-Belkacem, une "étudiante"?

Ces regrets, l'ancien Premier ministre semble d'autant plus les ressentir lorsqu'il observe le gouvernement en place. Plus loin dans l'interview, c'est Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, qui en prend pour son grade.

"J'assistais il y a quelques semaines à une remise de prix à la Fondation pour la recherche médicale. Sur la scène Najat Vallaud-Belkacem faisait son discours. Honnêtement elle n'est pas mauvaise mais je regardais les gars qui étaient là: l'impression était celle d'une étudiante en train de leur expliquer, à ces grands chercheurs, ce qu'il fallait dire pour élever le niveau de la science française".

Et d'asséner le coup de grâce: "Pour certains ministères, on a besoin d'avoir une sorte d'autorité morale, d'expérience incontestable". A deux jours de la journée de la femme, gageons que l'intéressée appréciera cet hommage.

A. K.