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Pour Fillon, Hollande est "un salopard"

L'ancien Premier ministre François Fillon qualifie François Hollande de "très méchant" et de "salopard".

L'ancien Premier ministre François Fillon qualifie François Hollande de "très méchant" et de "salopard". - Thomas Samson - AFP

Dans un entretien au Point, l’ancien Premier ministre s’attaque à François Hollande alors qu’il joue au contraire l’apaisement avec son ancien rival, Nicolas Sarkozy.

François Fillon se lâche. Dans les colonnes du Point de jeudi, l’ancien Premier ministre UMP multiplie les attaques contre François Hollande. Pour lui, le président de la République est "très méchant". François Fillon évoque l’affaire Jouyet, dans laquelle le secrétaire général de l’Elysée affirmait à des journalistes du Monde avoir reçu une demande de l’ancien Premier ministre, pour faire accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy. Dans cette affaire, Hollande "est un salopard", lâche François Fillon.

Et alors que l'atmosphère est très froide depuis des mois avec Nicolas Sarkozy, François Fillon déclare pourtant, "Sarkozy est plus tendre. (…) Il ne m’a jamais fait de saloperies au sens de prendre publiquement des positions contraires aux miennes, comme l’a subi Ayrault."

Sarkozy moins "pervers" que Hollande

Bavard sur Nicolas Sarkozy, François Fillon se montre étonnamment courtois avec lui. L’ancien chef de l’Etat en ce moment "est très tolérant, très aimable", commente François Fillon. "Je ne crois pas que Sarkozy soit un pervers. En tout cas, sa perversité est moins grande que celle de Hollande". Les amabilités s’arrêtent toutefois, quand François Fillon rappelle son ambition. "La seule chose que je veux, c'est être candidat à la présidentielle." Nicolas Sarkozy, lui, "ne propose rien d’autre que les solutions d’avant", estime l'ancien Premier ministre.

Mais il y a quelques mois, François Fillon était beaucoup moins prévenant envers Nicolas Sarkozy. En juin dernier, avant l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP, François Fillon prévoyait "un affrontement sanglant" avec l’autre candidat rapportait le Canard Enchaîné. Le même jour, il avait déjà écorché un autre de ses anciens collègues, Jean-François Copé, qu’il avait également traité de "salopard", se réjouissant de son départ de la présidence du parti, après l’affaire Bygmalion.

Carole Blanchard