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"FNPS": une formule "réductrice" pour François Fillon

François Fillon sur le plateau de BFMTV-RMC, mercredi 4 mars 2015.

François Fillon sur le plateau de BFMTV-RMC, mercredi 4 mars 2015. - BFMTV

François Fillon était l'invité de BFMTV-RMC, mercredi matin. Montée du Front national, fin des 35h, âge de la retraite, polémique "FNPS" et Taubira... voici ce qu'il faut retenir de son interview.

Il y a quelques jours, il avait grillé la politesse au président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, en dévoilant avant lui son projet en matière de logement. Depuis plusieurs semaines, François Fillon multiplie les sorties médiatiques, durcissant son discours sur l'intégration et l'immigration, accusant François Hollande de "salopard" ou encore, sur BFMTV, évoquant son vote en 2017 en cas de duel PS-FN.

Invité de BFMTV-RMC mercredi matin, l'ancien Premier ministre a réagi à l'interview de François Hollande, mercredi matin. "Il n'a plus rien à dire, plus rien à proposer. Il reste deux ans et je pense qu'il ne va rien se passer durant ces deux années. Je suis extrêmement inquiet", a-t-il affirmé. Puis, il s'est attaché à répondre point par point à l'interview de Nicolas Sarkozy, publiée lundi dans Le Figaro.

La retraite à 65 ans et la fin des 35h

Ainsi, François Fillon a jugé les propositions du président de l'UMP "très prudentes", regrettant qu'on "ne propose que de passer de 62 qu'à 63 ans". "Le but pour l'âge de la retraite,, c'est 65 ans. Le but pour le temps de travail, c'est 39h dans la fonction publique", a-t-il défendu. "Un Français travaille 100 h de moins qu'un Allemand et 200 heures de moins qu'un Européen", a-t-il poursuivi sans citer ses sources.

François Fillon a ensuite réagi à la formule "FNPS" employée par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy. Interrogé pour savoir s'il aurait utilisé la même expression que Nicolas Sarkozy, François Fillon a répondu que "non parce que je trouve que c'est des formules qui sont réductrices".

"En même temps, je ne jette la pierre à personne, il faut que la gauche se souvienne de la manière dont elle traitait pendant cinq ans le président de la République pour qu'on évite d'entendre ces espèces de choeur de vierges effarouchées à chaque fois que dans l'opposition quelqu'un a une formule un peu leste", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les propos du député maire UMP de Tourcoing Gérald Darmanin qui a qualifié Christiane Taubira de "tract ambulant pour le Front national", l'ancien Premier ministre a souligné qu'il "y a un rejet total de la politique pénale de Mme Taubira et la manière dont Madame Taubira donne le sentiment d'être dans la provocation".

"Il y a une exaspération dans le pays sur le laxisme de la politique pénale. Ce n'est pas personnel, cela ne concerne pas Mme Taubira mais il se trouve que c'est elle qui est Garde des Sceaux", a-t-il ajouté. "C'est vrai que la gauche a beaucoup instrumentalisé le Front national. En revanche, je ne dirai pas que le Front national et le PS ont la même histoire politique et s'inspirent des mêmes valeurs", a-t-il toutefois souligné.

La rédaction