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Les Républicains: Valérie Pécresse, l'épine dans le pied de Laurent Wauquiez

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse - ERIC PIERMONT / AFP

Le président de LR a limogé la numéro 2 du parti Viginie Calmels, excédé par des semaines de critiques. Mais en face, Valérie Pécresse n'a pas l'intention de désarmer.

Coïncidence ou pas, la conférence de presse organisée par Valérie Pécresse lundi matin au sujet de son programme européen a forcément un écho particulier au lendemain du limogeage de la numéro 2 de LR, Virginie Calmels.

Qu'en pense-t-elle, Valérie Pécresse? Elle qui, malgré ses désaccords patents avec Laurent Wauquiez, a décidé de ne pas quitter son parti mais de fonder son micro-parti "Libres" au sein des Républicains, a bien un avis sur la question: "je me suis inquiétée il y a six mois du rétrécissement de notre famille politique, c'est un danger, une menace pour la droite française, et ce danger, cette menace, existe depuis six mois", a-t-elle déclaré. Outre "depuis six mois", Valérie Pécresse aurait pu aussi dire: "depuis l'arrivée de Laurent Wauquiez à la tête du parti". Car c'est bien ce qu'elle entend.

Pécresse réunit ses troupes le 24 juin 

Depuis l'élection de Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse ne le lâche pas. Chaque proposition appelle une contre-proposition, chaque déclaration une contre-déclaration: cela fait six mois que Valérie Pécresse "profite" de chaque mouvement de Laurent Wauquiez pour se démarquer, se faire remarquer - voire se moquer. Régulièrement, elle fustige une "droite des décibels" à laquelle elle oppose une "droite des solutions", et se pose en représentante d'une droite européenne, loin de la rhétorique droitière de Laurent Wauquiez. 

Ce dernier a eu beau limoger sa vice-présidente pour son manque de loyauté, le chemin n'est pas pour autant libéré de tout obstacle. Car Valérie Pécresse se rêve en concurrente directe, voire en alternative à Laurent Wauquiez. Le 24 juin, elle réunira ses troupes près d'Orléans, dans le Loiret: quelques 200 personnes sont attendues, selon le Journal du dimanche.

Ce rendez-vous aura lieu six jours avant le grand conseil national de LR sur l'Europe, qui doit se dérouler à Menton dans les Alpes-Maritimes. Mais l'ancienne ministre n'a pas attendu ce moment pour dévoiler ses idées en la matière puisqu'elle en a en grande partie parlé ce lundi. En avril, elle avait déjà fait grincer des dents au sein de LR en rendant publiques ses idées sur l'immigration, à la veille de la convention de LR sur le sujet. La présidente d'Ile-de-France n'a pas fini de jouer les trouble-fête.

A. K.