BFMTV

Législatives: la "Macron académie" se met en marche

Emmanuel Macron, le 16 novembre 2016.

Emmanuel Macron, le 16 novembre 2016. - Patrick Kovarik - AFP

Après l'appel d'Emmanuel Macron à s'inscrire en ligne pour prétendre à une investiture aux législatives, son parti "En Marche!" doit désormais faire le tri parmi les milliers de candidatures reçues.

La commission d'investiture de "En Marche!", le parti d'Emmanuel Macron, a du pain sur la planche. Depuis l'appel du candidat à la présidentielle aux candidatures pour les législatives, une procédure a été mise en place pour que chacun puisse déposer sa candidature en ligne. Reste désormais à faire le tri: selon L'Opinion, entre 6.000 et 7.000 candidatures ont déjà été reçues, pour seulement 577 retenues avant les législatives de juin.

Les neufs membres titulaires et les trois suppléants de la commission, présidée par l'ancien chiraquien Jean-Paul Delevoye, se sont réunis jeudi soir pour la première fois. Aucun d'entre eux n'est d'ailleurs candidat. Objectif de leur première rencontre: définir les critères qui permettront de trier les candidatures. 

"C'est la génération spontanée"

Emmanuel Macron en avait déjà dessiné les contours: probité (il faut avoir un casier judiciaire vierge et n'avoir jamais été condamné à une peine d'inéligibilité), parité, renouvellement, pluralisme politique et cohérence. "La moitié au moins seront des nouveaux candidats, qui viennent de la société civile, qui viennent de la vie active", a déclaré le candidat le 1er février.

Reste à déterminer qui serait en mesure d'être un bon candidat à la députation. Pour permettre un premier écrémage, un CV et une lettre de motivation doivent être joints à l'inscription. "On voit arriver des gens qui sortent de n'importe où, c'est la génération spontanée", constate un élu macroniste. Certains ont donc décidé de tester les candidats. "Pour les faire redescendre sur terre, je demande s'ils sont capables de trouver 30.000 euros pour financer leur campagne, puis s'ils sont prêts à sacrifier 3 mois de leur vie pour s'y consacrer (…)", explique un autre parlementaire à L'Opinion.

Opportunistes de tous bords, doux rêveurs, personnalités recalées par d'autres partis… Certains profils intéressants de prime abord se révèlent décevants par la suite. La difficulté réside aussi dans le risque d'uniformité des candidatures - responsables associatifs, médecins... Or Emmanuel Macron a été clair: il veut du renouvellement et du mélange. Les 577 candidats seront sélectionnés dans les semaines à venir par vagues successives, jusqu'en mai prochain.

Ariane Kujawski