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Le Premier ministre confirme que les ministres battus aux législatives devront démissionner

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- - AFP

Pas de mandat local, et plus de portefeuille en cas de défaite personnelle aux législatives: c'est la règle fixée par la tête de l'exécutif aux ministres. Sans exception.

La règle du jeu ne change pas: le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé ce jeudi sur France inter que les battus aux législatives devront démissionner de leurs fonctions gouvernementales et que le cumul des mandats (entre l'exécutif local et l'exécutif national) ne sera pas possible pour les ministres.

"Le non-cumul est une consigne claire qui a été formulée par le président de la République", a déclaré le nouveau locataire de Matignon. "Chacun comprend bien que l'effort de redressement qui nous est demandé exige de s'y consacrer à temps plein", explique-t-il.

Sont notamment concernés par cette règle Gérard Collomb, maire de Lyon (qui a déjà annoncé sa démission lors de sa passation de pouvoir au ministère de l'Intérieur), François Bayrou, maire de Pau, Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, et Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, qui ne devrait plus faire exception à cette règle, comme sous François Hollande. Édouard Philippe lui-même renoncera également à son mandat de maire du Havre.

Démission en cas de défaite législative

Le Premier ministre confirme également que les six ministres engagés dans les élections législatives (Richard Ferrand, Christophe Castaner, Marielle de Sarnez, Mounir Mahjoubi, Bruno Le Maire et Annick Girardin) ne conserveront pas leurs portefeuilles s'ils sont battus (en cas de victoire, ils délégueront leurs pouvoirs parlementaires à leurs suppléants pour la durée de leurs ministères): "C'est la tradition républicaine: un ministre qui est candidat aux élections législatives et qui ne l'emporte pas présente sa démission au Premier ministre. Je crois que ça a toujours été comme ça, et c'est assez sain."

En tant que juppéiste, Édouard Philippe devrait être particulièrement attentif au respect de cette règle: en 2007, son mentor avait été contraint d'abandonner le ministère de l'Écologie après son échec à se faire élire à l'Assemblée nationale.

Louis Nadau