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Macron: "la gauche qui ne fait rien, ne sert à rien"

Emmanuel Macron à l'Assemblée

Emmanuel Macron à l'Assemblée - AFP

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a opposé, mercredi matin sur BFMTV et RMC,  les 1.000 amendements parlementaires qui ont accompagné son projet de loi à ceux qui voient un déni démocratique dans le choix de recourir au 49.3.

"La réforme, on ne la joue pas aux dés", a justifié Emmanuel Macron, mercredi matin sur BFMTV et RMC, alors que Manuel Valls avait été contraint, la veille, de faire passer en force la loi Macron sur la croissance et l'activité devant le risque de voir les "frondeurs PS" torpiller un texte jugé crucial pour la politique économique. "La coagulation de ceux qui n'ont pas voulu bouger mettait la réforme en danger(...). La responsabilité du gouvernement, c'était d'avancer", a insisté le ministre de l'Economie.

"Une coproduction avec les parlementaires"

Mais "je n'accepte pas ce terme de coup de force", a poursuivi Emmanuel Macron. "On a accepté plus de 1.000 amendements des parlementaires sur le texte du gouvernement. J'ai vu des parlementaires à la tache. Ils étaient avec nous", a-t-il détaillé.

Comment juge-t-il la partie de sa majorité et de ses alliés qui lui ont fait défaut? "La gauche qui ne fait rien, ne sert à rien", a répondu laconiquement Emmanuel Macron, fustigeant la posture des frondeurs emmenés par l'ex-ministre Benoît Hamon "plus utile pour le congrès du PS de juin, que pour les Français (...). "Benoît Hamon est quelqu'un que je respecte, il a fait un choix en responsabilité", a ajouté celui qui n'est pas "encarté au PS".

Rendez-vous jeudi soir 

Emmanuel Macron s'est toutefois dit convaincu que la majorité sera au rendez-vous jeudi soir, lors du vote sur la motion de censure que doivent déposer l'UMP et l'UDI d'ici mercredi 16h30.

Mardi, face au risque de voir le projet de loi Macron rejeté du fait des "frondeurs" PS, Manuel Valls avait choisi de passer en force en utilisant l'arme du 49-3 au terme d'une folle journée qui pourrait laisser des traces à gauche. Aveu de faiblesse d'un exécutif, le recours à l'article 49-3 de la Constitution, qui n'avait plus été utilisé depuis 2006, entraîne l'adoption d'un texte sans vote sauf si une motion de censure, déposée dans les 24 heures, est votée par l'Assemblée, ce qui ne sera pas le cas.

Invité de TF1 dans la soirée, Manuel Valls a également récusé que ce recours constitue un "échec". "L'échec ça aurait été si le texte avait été rejeté", a dit Manuel Valls, affirmant ne pas vouloir "perdre du temps avec ceux qui ont d'autres objectifs" que l'intérêt des Français.

https://twitter.com/helenefavier Hélène Favier Rédactrice en chef adjointe BFMTV