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Philippot aimerait bien "prendre un café avec Wauquiez ou Mélenchon"

Florian Philippot lors d'un meeting pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen, le 18 mars 2017 à Metz

Florian Philippot lors d'un meeting pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen, le 18 mars 2017 à Metz - Jean Christophe VERHAEGEN / AFP

Alors que le Front national est en plein séminaire pour une refondation du parti, Florian Philippot milite pour l'ouverture, à droite comme à gauche.

Vendredi et samedi, les cadres du Front national sont réunis à Nanterre dans le cadre d'un séminaire destiné à jeter les bases d'une refondation du parti, après la débâcle de la présidentielle et les nombreuses affaires qui touchent plusieurs responsables politiques.

Avant d'entamer la deuxième journée de discussions, le vice-président du parti, Florian Philippot, s'est montré positif, assurant sur France info, qu'il n'y avait aucun "règlement de comptes" au cours de ce séminaire.

"L'ambiance était très positive, et très constructive", a souligné le bras droit de Marine Le Pen, se félicitant de l'exercice qu'il ne voit pas "dans les autres formations politiques".

"On n'est pas en guerre civile" avec les autres partis

Isolé sur la question de la sortie de la monnaie unique, Florian Philippot espère "ne pas limiter la refondation du parti à ce sujet-là".

"Je suis très favorable à ce que le Front continue de s'ouvrir sur tous les grands sujets et sur la société civile", a-t-il insisté, tout en mettant en garde contre "un retour en arrière où on ne parlerait que de l'immigration, de l'insécurité et de l'islamisme".

Florian Philippot prône ainsi l'ouverture, notamment à l'égard des autres partis politiques. Alors qu'il appelle à "reprendre la discussion" avec le président de Debout la France, Nicolas Dupon-Aignan, il a par ailleurs exprimé le souhait "de prendre un café" avec Laurent Wauquiez et "pourquoi pas" avec Jean-Luc Mélenchon. 

"Il y a des patriotes à droite, des patriotes à gauche", a indiqué le vice-président du FN, qui souhaite "qu'on discute, qu'on voit ce qui nous oppose". "On n'est pas en guerre civile, il faut qu'on soit constructifs tout en ne niant pas nos divergences qui sont parfois très importantes", a-t-il reconnu.
Me.R. avec AFP