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Au séminaire du Front national, les lignes politiques s'affrontent

Les cadres du Front national sont réunis ces vendredi et samedi à Nanterre dans le cadre d'un séminaire destiné à poser les bases de la refondation du parti. Parmi les grandes lignes qui divisent, figure la question de la sortie de l'euro.

Après la débâcle de la campagne présidentielle, les cadres du Front national sont réunis à huis clos à Nanterre vendredi et samedi afin de réfléchir à l'avenir du parti. A l'issue de la première journée de discussions, les responsables du Front national affichaient de larges sourires. Une manière de souligner l'unité du parti.

"Cela s'est très bien passé, on a discuté un peu de tous les sujets", assurait ainsi David Rachline vendredi soir au micro de BFMTV.

Pourtant, les points d'achoppement sont nombreux. Parmi eux, la délicate question de la sortie de l'euro qui agite le parti depuis de nombreuses semaines. S'affrontent la ligne défendue par Florian Philippot qui milite pour une sortie de la monnaie unique à une ligne plus pragmatique notamment défendue par Gilbert Collard.

"Je veux bien réfléchir sur la forme mais ne me demandez pas de renoncer à la souveraineté de mon pays", a rappelé le vice-président du parti.

Marine Le Pen "plutôt favorable" à un changement de nom du parti

L'autre grand débat de ce séminaire porte sur l'éventuel changement du nom du Front national. Sur ce point, les grands dirigeants semblent plutôt d'accord. Pour beaucoup, il est en effet temps de tourner définitivement la page de Jean-Marie Le Pen, en supprimant au passage son statut de président d'honneur du mouvement qu’il avait créé.

Alors que David Rachline évoque une appellation "anxiogène", Gilbert Collard assure qu'elle nuit à sa formation politique.

"Les journalistes s'en servent beaucoup pour nous faire du tort, pour taper sur le tam tam de la diabolisation. Les hommes politiques en ont fait un instrument de propagande donc il faut lutter contre la propagande", a-t-il expliqué vendredi à notre micro.

"S'il y a un changement de fondation avec une refondation du mouvement, un changement de nom éventuel peut être une sorte d'aboutissement de ce processus", a quant à lui estimé Nicolas Bay, le secrétaire général du Front national. Pour Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône, un seul objectif: "conserver l'ADN politique du parti".

Si Marine Le Pen s'est dite "plutôt favorable" à un changement de nom, le dernier mot reviendra aux militants qui seront interrogés lors d’une grande consultation qui doit être menée à la rentrée.

Me.R. avec le service politique de BFMTV