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Gilbert Collard: "Pour nous, la question de l'euro, c'est terminé"

Gilbert Collard ne veut plus entendre parler d'une sortie de l'euro.

Gilbert Collard ne veut plus entendre parler d'une sortie de l'euro. - bertrand GUAY / AFP

Le député Front national ne veut plus entendre parler de la question de l'euro dans le programme du parti, jugeant que le "peuple a fait son référendum dimanche dernier". Une façon d'égratigner le défenseur de la sortie de la monnaie commune et vice-président du parti, Florian Philippot, pointé du doigt par de nombreux cadres depuis la défaite au second tour de l'élection présidentielle.

Avis de tempête au Front national. Après le retrait de Marion Maréchal-Le Pen, voilà que c'est la ligne politique du parti qui semble faire débat. "Pour nous, la question de l'euro c'est terminé, le peuple a fait son référendum dimanche dernier. Marine doit entendre ce message", a déclaré Gilbert Collard au Parisien

Il faut dire que la candidate frontiste s'est prise les pieds dans le tapis plus d'une fois sur cette mesure qui a manqué de clarté pour beaucoup d'observateurs. Mais cette déclaration de Gilbert Collard s'apparente dans le même temps à une charge à l'endroit de Florian Philippot, grand défenseur de la sortie de l'euro, à propos duquel il a toujours exprimé des réserves "à titre personnel", relaye Le Parisien. "Bien sûr qu'il y a un avis de tempête sur lui depuis dimanche soir", confie un autre élu au sujet du vice-président du Front national.

Le retrait de Marion Maréchal-Le Pen difficile à digérer

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen n'arrange rien. Celle qui défendait une ligne droitière plus libérale que celle de son rival souverainiste Florian Philippot, a quitté le navire trois jours après les résultats de l'élection présidentielle. "Le FN a perdu une de ses deux jambes. Et de surcroît sa jambe d'appel", confie un cadre du parti au Parisien. Son départ va laisser un vide dans les rangs du parti et les attaques à l'encontre de Florian Philippot, jugé responsables de la débâcle par certains, pourraient bien se multiplier. 

À un mois des législatives, l'heure est donc au renouvellement. La déception de l'élection oblige les cadres à procéder aux premiers changements. Le parti devrait ainsi changer de nom. On évoque notamment l'Alliance patriote et républicaine. Reste à savoir si ces changements s'opéreront suffisamment en profondeur pour permettre au parti frontiste de sortir de la crise. 

P.L