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Florian Philippot maintient qu'il quittera le FN si le parti renonce à la sortie de l'euro

Florian Philippot, député européen, candidat aux législatives en Moselle et vice-président du Front national, était ce vendredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Invité vendredi matin sur BFMTV et RMC, Florian Philippot confirme qu'il quittera "bien sûr" le Front national si son parti recule sur la sortie de l'euro. "Je ne me contredis pas à une semaine d'intervalle, ce n'est pas mon genre, (mais) ce n'est pas, contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, du chantage. C'est simplement de l'exposition de convictions". Jeudi soir sur TF1, Marine Le Pen a jugé qu'une réflexion devait être conduite au sein du FN sur la sortie de la monnaie unique.

Le vice-président du FN, lui, ne veut pas croire que son parti abandonne son combat pour la sortie de l'euro: "Ca voudrait dire que le Front national deviendrait européiste? Fédéraliste? C'est inimaginable. Parce que sinon, ce n'est plus le Front national. Quand il s'agit de toucher à l'essentiel comme la souveraineté nationale, on touche au dur du dur".

Le FN "totalement inaudible" sur l'euro

Le vice-président du FN admet que son parti "a été complètement inaudible" sur la question du sort de l'euro pendant "la dernière semaine" de la campagne présidentielle. "Les gens pensaient qu'on proposait de payer en écus le matin, en euros le midi, en francs le soir. Ce n'est pas de la responsabilité de Marine Le Pen", précise-t-il aussitôt. "Je m'y mets complètement dedans. Je pense qu'on n'a pas été clair".

Florian Philippot souhaite donc que le FN à clarifie sa position sur le sujet: "Soit on continue avec cette monnaie et ça ne fonctionnera jamais, il n'y aura jamais de solution contre le chômage. Soit on retrouve les instruments de la liberté. (...) Nous devons aller vers une dissolution de la zone euro et avoir une monnaie nationale".

"Je souhaite l'échec de Macron sur les mauvais projets"

Florian Philippot prédit sur notre antenne la victoire de Marine Le Pen aux législatives à Hénin-Beaumont, "son territoire de cœur". "Elle gagnera, je n'ai pas de doute, et elle sera notre leader, chef de file des députés patriotes, à l'Assemblée nationale, et on en aura besoin pour éviter que Macron ait les pleins pouvoirs". Pour le vice-président du Front national, c'est un "carnage qui s'annonce".

"Je souhaite qu'il (Emmanuel Macron) réussisse, parce que je souhaite le bien des Français. S'il y a de bons projets, on les votera, mais pour l'instant je ne vois rien. Je souhaite l'échec de Macron sur les mauvais projets pour la France. Oui, on sera une opposition déterminée, mais constructive", prévient Florian Philippot.

A.L.M.