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Le Pen admet un débat "raté" et s'interroge sur la sortie de l'euro

Marine Le Pen sur le plateau de TF1.

Marine Le Pen sur le plateau de TF1. - FRANCOIS GUILLOT / POOL / AFP

Marine Le Pen était l'invitée ce jeudi soir du journal de 20h de TF1. Elle a procédé à l'inventaire de sa campagne présidentielle, expliquant les raisons de son échec, selon elle. Elle a même laissé entendre des changements dans la doctrine suivie par sa formation.

Face à Gilles Bouleau sur TF1 ce jeudi soir au journal du 20h, Marine Le Pen a indiqué qu'elle serait candidate aux législatives à Hénin-Beaumont. Si elle a également laissé entendre que sa famille politique allait devoir "se moderniser" et se réformer, elle a repoussé cette nécessité à la période qui suivra l'issue des législatives. "Après les législatives, nous allons nous engager dans la modernisation du mouvement. Il y aura de vraies réflexions de fond: comment mettre en forme ce mouvement pour qu’il puisse accueillir potentiellement les onze millions de Français qui se sont portés sur ma candidature?", a lancé la présidente du Front national. 

Une remise à plat de la question de la sortie de l'euro

Au moment de tirer le bilan de sa campagne présidentielle et de raisonner sur les facteurs de sa défaite, Marine Le Pen a pointé l'un des débats à venir au Front national:

"J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a considérablement inquiété les Français de manière presque irrationnelle. Mais c’est un fait. Et nous allons devoir en tenir compte. Nous allons devoir en discuter. Ce sera là encore un chantier que nous ouvrirons après les législatives. Ce sera le temps du Congrès où tous ces débats auront lieu."

Un débat "raté"

La question d'une éventuelle sortie de l'euro sera donc sans doute remise à plat. Mais Marine Le Pen a aussi admis une faute plus personnelle derrière son échec. Elle a même pointé sa performance lors du débat de l'entre-deux tours de la présidentielle: "Et puis, incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire. Je le dis très clairement. J’ai fait un choix, j’ai souhaité mettre en lumière les très grandes craintes que je nourrissais et que je nourris évidemment toujours à l’égard de la politique que va mener Emmanuel Macron."

Marine Le Pen a concédé qu'elle en avait peut-être trop fait: "Je l’ai fait avec fougue. Peut-être trop de fougue, peut-être trop de passion. Je sais que certains n’attendaient pas cela. Dont acte."

A-t-elle été trop agressive? "Pugnace, engagée, peut-être abrupte, je suis prête à accepter tout ça. C’est le ressenti qu'une partie des Français ont eu. Mais il était très important de mettre en lumière sur ce que Emmanuel Macron va mettre en œuvre dans les mois qui viennent", a-t-elle répondu. 

R.V.