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Affaire Benalla: "Il est trop facile de regretter", estime Macron

Interrogé sur l'affaire Benalla à la toute fin de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a martelé que son ancien chargé de mission n'avait pas été "protégé" par l'Elysée.

Avant de mettre un terme à sa conférence de presse qui a duré plus de 2 heures, Emmanuel Macron a répondu ce jeudi soir à une dernière question posée par le journaliste Paul Larrouturou de l'émission Quotidien sur l'affaire Benalla. Le ton grave, le chef de l'Etat a dans un premier temps estimé qu'il est "trop facile de regretter". 

"Au moment où j'étais élu, connaissant ce jeune garçon qui avait vraiment du talent, qui s'était engagé dans ma campagne, qui avait son histoire, est-ce que je regrette de l'avoir embauché à l'Elysée ? Non", a déclaré le président, expliquant que le recrutement d'Alexandre Benalla à l'Elysée était alors "extrêmement cohérent avec les valeurs qu'(il) porte".

"C'est sans doute pour cela que je lui en veux encore plus", a confié Emmanuel Macron qui estime que son ancien chargé de mission "a fait des fautes très graves" et qu'il n'a "jamais été protégé par l'Elysée".

Alexandre Benalla "n'a jamais été protégé par l'Elysée"

"Quoi que n'ayant jamais été protégé par l'Elysée, qui l'a sanctionné puis licencié et qui n'a jamais cherché à le protéger à l'égard de quelque service administratif ou du grand public, il n'a pas donné une bonne image", a regretté le président. 

"Je le regrette pour ça mais je ne regrette pas les choix qui ont été faits à d'autres moments parce que je ne savais pas tout", a-t-il ajouté, soulignant qu'il y a toujours "une part de risque et de responsabilité lorsque l'on embauche quelqu'un".

Mélanie Rostagnat